
Sophie Binet a vivement critiqué le patronat, après l’annonce d’un grand meeting organisé par le Medef le 13 octobre à Paris. La secrétaire générale de la CGT a vivement critiqué cette initiative, la comparant à une stratégie populiste. «Ça sonne comme une forme de trumpisation du patronat», a-t-elle commenté dimanche 28 septembre sur Franceinfo et France Inter, en référence à l’annonce de Patrick Martin, président du Medef, qui souhaite rassembler les chefs d’entreprise pour dénoncer une fiscalité jugée excessive.
Le slogan retenu pour ce rassemblement, «les vrais insoumis», n’a pas manqué de faire réagir la responsable syndicale. «Ce que je note, c’est qu’ils sont surtout insoumis à l’intérêt général», a-t-elle lancé, en ciblant particulièrement «les grands patrons». Selon elle, cette mobilisation reflète une forme de déconnexion : «On est dans une situation de totale indécence avec des grands patrons qui défendent leurs privilèges et qui n'ont honte de rien, et qui n'ont pas honte de ne pas participer à la bonne marche du pays», a dénoncé Sophie Binet.
«Inverser cette inégale répartition des richesses»
La leader syndicale pointe notamment les pratiques fiscales des grandes entreprises françaises : «Je rappelle que les entreprises du CAC 40 distribuent plus de dividendes qu'elles ne paient d'impôts. Il faut arrêter de se moquer du monde !». Ironique, Sophie Binet voit dans cette mobilisation patronale un aveu de faiblesse. Le patronat est «réduit à organiser des meetings et des manifestations, alors que d’habitude, il tire les ficelles dans l’ombre», a-t-elle affirmé.
La secrétaire générale de la CGT y voit aussi le signe que les syndicats regagnent du terrain : «Ça montre que nous sommes en position de force et qu’enfin, on parle d’inverser cette inégale répartition des richesses». Une opposition frontale qui illustre un climat social sous haute tension.


















