Une baisse du taux de la TVA appliquée aux carburants et à des produits de première nécessité a été proposée au cours de la campagne électorale pour atténuer les pertes de pouvoir d’achat des ménages résultant de la hausse des prix. C’est une mauvaise idée, car une telle mesure serait injuste et inefficace.

Il est impossible en pratique de distinguer les produits de première nécessité uniquement consommés par les ménages modestes, sur lesquels un taux réduit de TVA serait appliqué, des autres, qui resteraient soumis aux taux actuels. En effet, les riches achètent aussi du pain, du savon et des chaussettes. Ils profiteraient donc de cette baisse des taux alors que son coût pourrait être très élevé (les taux réduits actuels coûtent déjà 50 milliards d’euros par rapport à l’application du taux normal de 20%).

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