Les Français travaillent enfin pour eux, et pour eux seuls. Selon l’Institut Molinari, depuis ce vendredi 18 juillet, la France a atteint le «jour de la libération fiscale», un jour plus tard qu’en 2024 en raison d’une obligation des prélèvements sociaux obligatoires. Établi chaque année par l’Institut économique qui réalise un rapport complet sur la «pression sociale et fiscale réelle du salarié moyen au sein de l’Union européenne», ce jour intervient toutefois bien plus tôt qu’en 2017, époque à laquelle les Français avaient dû patienter jusqu’au 29 juillet pour ce jour symbolique.

Alors que ce jour signifie qu’un salarié moyen, c’est-à-dire célibataire, sans enfant et percevant un salaire moyen, a cumulé assez d’argent pour lui permettre de payer toutes ses charges sociales, ses cotisations, ses taxes et ses impôts envers l’État, Charles Consigny, lui, a estimé au micro de BFM/RMC que «Nicolas qui paie, lui n’est pas libéré aujourd’hui». «Je pense qu’il va devoir encore un peu travailler cet été, et peut-être qu’à partir du mois d’octobre il travaillera pour lui, mais avant ça, il travaillera pour la collectivité», a-t-il déclaré.

Le vieillissement de la population, un vrai coût pour la société ?

Toujours selon Charles Consigny qui a fait écho à une interview de l’économiste Sylvain Catherine dans les colonnes de L’Express, «ce qui coûte le plus cher à la France, en réalité c’est le vieillissement de la population», a-t-il expliqué. «On paie tout ça bien sûr parce qu’il y a une sorte de gabegie générale, mais aussi parce qu’on paie les retraites et la sécurité sociale dans quoi il y a une part assez importante du vieillissement de la population», a-t-il encore ajouté.

Selon un rapport de l’Institut Montaigne publié mercredi 16 juillet, le problème du vieillissement démographique de la population et la baisse très forte de la natalité risquent par ailleurs de ne pas arranger «notre problème de productivité d’ici dix à quinze ans». Ainsi, selon la synthèse de ce rapport, d’ici à 2040 «les 65 ans ou plus représenteront 26 à 28 % de la population, portant le ratio de dépendance entre actifs et inactifs à environ 50 %». Un scénario qui appelle à des mesures de la part de l'État selon Charles Consigny. «On a un problème de ce côté-là et on doit trouver des solutions parce que pour le moment ce n’est pas quelque chose qui est appelé à aller dans l’autre sens». Et de conclure : «Je pense qu’on a besoin d’une révolution économique, fiscale, culturelle. On verra si on la fait ou pas».