
Et s’il était candidat à la présidentielle de 2027 ? Michel-Edouard Leclerc entretient plus que jamais le flou. Le patron de la grande distribution n’écarte désormais plus totalement l’hypothèse d’une entrée en politique. Interrogé à plusieurs reprises sur ses intentions, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc reconnaît que l’idée lui traverse régulièrement l’esprit. «Ça continue à traîner quelque part dans mon cerveau, je m’intéresse à la chose publique», confiait-il en mai sur BFM TV.
Ce lundi 15 juin sur CNews, il a de nouveau été interrogé sur ses intentions. Il a cette fois déclaré :«Je n’exclus pas l’idée d’être candidat à la présidentielle». Dans le même temps, le patron de Leclerc a critiqué le manque de place accordé, selon lui, aux questions économiques dans le débat politique. «Personne ne parle du pouvoir d’achat. Ils sont tous dans l’idée qu’il faut passer la barre des 12 ou des 15% pour être au deuxième tour contre le RN, comme si ça faisait un projet français», a-t-il estimé.
«Il faut un projet collectif à la France»
Il appelle à une refondation du débat public autour d’un projet plus large : «Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est coaliser les Français sur 51% de projets, faire la France, grande en Europe, avec des idées sociales». Michel-Edouard Leclerc déplore également une perte de repères idéologiques dans la vie politique française. A droite comme à gauche, il estime que les grandes traditions de pensée se sont affaiblies.
«Regardez la droite sociale, les séguinistes, les ‘chaban-dalmatiens’, De Gaulle, tout ça, à droite, on ne parle plus de ces références», a-t-il regretté. Et d’ajouter : «A gauche, on se limite à taper les riches, ça va marcher une fois, ça ne fait pas un projet collectif». Le dirigeant conclut sur la nécessité, selon lui, de reconstruire un projet commun pour la France : «Il faut un projet collectif à la France, c’est un commerçant qui le dit», a-t-il lancé.



















