Votre réseau de vente a été particulièrement touché par les émeutes. Quelle est l'étendue des dégâts ?

Emmanuelle Malecaze-Doublet : Le premier dégât est psychologique, comme je l’ai constaté en rencontrant des commerçants frappés par ces destructions. C’est ici que notre rôle prend tout son sens. Ce sont plus de 240 commerçants partenaires, bars-tabacs PMU, qui ont été vandalisés, sur 13.500. Les individus sont venus pour les cigarettes et ils ont parfois tout cassé. Plus de 1.000 équipements ont été détruits, comme les caisses et les bornes qui permettent les prises de paris. En termes d’enjeux, cela se chiffre à plusieurs millions d’euros. Sachant que ce réseau de points de vente est particulièrement important pour nous: c’est le cœur du PMU. C’est la raison pour laquelle nous avons mobilisé 200 personnes dès les premiers jours, des commerciaux qui sont allés sur le terrain mais aussi des techniciens ou du support par téléphone.

Vous avez annoncé un plan d’aide à ces buralistes vandalisés. En quoi consiste-t-il ?

La priorité, c’est de rééquiper les points de vente. Cela prend du temps, mais 60% de nos commerçants avaient déjà rouvert fin juillet. Nous allons aussi nous montrer flexibles sur les avances de trésorerie, et flécher notre fonds de développement aux commerces qui ont besoin de faire des travaux et qui sont restés fermés longtemps. Enfin, au dernier trimestre, nous mettrons en place des animations pour faire revenir les clients et des mesures incitatives comme une hausse temporaire des commissions.

Ce coup dur est intervenu en pleine reprise post-Covid. Le rebond d’activité est-il menacé ?

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