La Bourse des Etats-Unis (S&P 500, Nasdaq, Dow Jones) continue de grimper. Avec un gain de 2,8% depuis le début du mois (à l’heure où ces lignes sont écrites), le S&P 500 (indice actions phare de Wall Street, plus connu que le Dow Jones) continue à défier la gravité, avec un gain cumulé de 37% depuis le point bas majeur d’avril ! Alors que septembre est le plus souvent le plus mauvais mois de l’année en Bourse pour le marché actions américain (avec un recul moyen de 0,7%), le S&P 500 «paraît cette année ignorer ce schéma historique», relève XTB.

«Malgré un mois de septembre traditionnellement défavorable à la Bourse, le S&P 500 continue de grimper, insensible aux déclarations de la Fed (qui a pourtant eu un discours mitigé sur l’inflation, les taux et l’état de l’économie américaine, NDLR) et aux aléas commerciaux (l’impact des droits de douane sur la croissance économique est encore à venir, NDLR), politiques et géopolitiques», note XTB. De même, le CAC 40 affiche un gain de 2% depuis début septembre, malgré le traditionnel blues de la rentrée, la faiblesse actuelle de l’économie française et les incertitudes politiques persistantes.

La Fed souffle le chaud et le froid, mais le CAC 40 et le S&P 500 restent soutenus

La Fed est officiellement entrée dans un nouveau cycle de baisse des taux, malgré une inflation «pas vaincue (selon elle)». Le véritable enjeu «est donc l’emploi, dont la dynamique se dégrade à la fois du côté de la demande et de l’offre de main-d’œuvre», relève JPMorgan. La Fed se trouve «dans une position délicate, avec son scénario de stagflation (inflation récalcitrante et croissance économique molle, NDLR), avec une inflation plus élevée et un marché de l’emploi en recul. Ce n’est pas un environnement favorable aux actifs financiers (dont les actions en Bourse, NDLR)», juge Brandywine (filiale de Franklin Templeton), pour qui les divergences de vues au sein de la Fed sur 2026 «sont importantes, ce qui laisse présager davantage de volatilité en Bourse». L’affaiblissement du marché de l’emploi finira par peser sur l’inflation, ce qui explique la volonté de la Fed de patienter face à une inflation récalcitrante.

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En Bourse, la valorisation des actions américaines est élevée : le S&P 500 se paie 22,5 fois les bénéfices attendus, un niveau rappelant la fin des années 1990, juste avant plusieurs années de baisse de la Bourse. Mais cette cherté apparente «s’explique par des éléments fondamentaux», selon JPMorgan. En effet, en l’espace de 20 ans, le poids des secteurs technologiques et autres secteurs innovants (de meilleure qualité - du fait de leur croissance plus rapide et de leur forte génération de trésorerie - que les autres compartiments, globalement) dans le S&P 500 a beaucoup augmenté. D’où l’idée que les actions américaines méritent de se payer plus cher qu’avant. La perspective d’un renforcement des bilans des sociétés cotées en Bourse, d’un retour des fusions-acquisitions et de rachats d’actions réguliers constitue en outre un soutien au marché actions américain, fait valoir JPMorgan.

Que disent l’analyse technique et l’analyse financière ?

Le CAC 40 et le marché actions européen ont connu un parcours volatil depuis août, sur fond de tensions politiques en France et en Italie, d’instabilité des taux à long terme et de nouvelles incertitudes sur l’évolution du conflit avec la Russie (l’espace aérien polonais a été pénétré). Et l’euro fort pèse sur les profits des sociétés cotées du CAC 40. Mais les entreprises liées à la défense et au boom des investissements (les valeurs industrielles, les technologiques et les acteurs des services aux collectivités) «bénéficient de tendances porteuses et publient des perspectives solides», fait valoir JPMorgan.

Du point de vue de l’analyse technique, depuis notre analyse du jeudi 11 septembre sur le CAC 40, l’indice actions phare de la Bourse de Paris a oscillé entre le support de 7 763-7 785 points et l’obstacle horizontal de 7 935-7 943 points, sans tendance très marquée. Le CAC 40 reste pour l’heure entre deux eaux, dans l’attente d’un signal. Du côté de Wall Street, le S&P 500 et le Nasdaq apparaissent surachetés (selon les indicateurs mathématiques en données journalières, hebdomadaires et mensuelles), ce qui incite à la prudence.

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