Il y a encore deux ans, une grande partie des investisseurs internationaux considérait la Chine comme un marché actions non investissable. «Les tensions géopolitiques, la crise immobilière et la faiblesse de la consommation avaient fortement entamé la confiance. Pourtant, derrière ces turbulences macroéconomiques, une transformation plus profonde est à l’œuvre : peu à peu, la Chine s’impose comme l’un des centres névralgiques de l’innovation mondiale», salue Naomi Waistell, gérante actions émergentes chez Carmignac, sollicitée par Capital.

Aujourd’hui, la révolution technologique ne se joue plus uniquement dans les modèles d’intelligence artificielle. Elle se joue dans la capacité à industrialiser l’intelligence dans l’économie réelle : dans les usines, les réseaux énergétiques, la logistique, les véhicules ou encore les villes. Et sur ce terrain, l’Asie - et particulièrement la Chine - dispose d’atouts structurels, selon la gérante. «4 des 5 principaux clusters d’innovation au monde se situent désormais en Asie, avec Shenzhen-Hong Kong en tête du classement. La Chine représente près de 47% des chercheurs mondiaux en intelligence artificielle et environ la moitié des brevets déposés dans ce domaine. Ses modèles open source, tels que DeepSeek, figurent parmi les plus téléchargés au monde, offrant des capacités avancées avec une intensité capitalistique bien moindre», souligne Naomi Waistell.

La Chine est un des épicentres de la prochaine vague d’innovation technologique

Mais l’enjeu dépasse largement le numérique. La véritable révolution «consiste à intégrer l’intelligence dans le monde physique : robots, véhicules autonomes, machines industrielles et infrastructures. Et cette transformation se déploie aujourd’hui à grande vitesse dans les économies émergentes», fait valoir l’experte. Longtemps surnommée «l’usine du monde», la Chine possède un avantage naturel dans cette nouvelle phase.

L’adoption de la robotique «s’accélère là où l’échelle industrielle est importante, où la main-d’œuvre se raréfie et où les salaires augmentent - autant de caractéristiques qui définissent l’économie chinoise actuelle», souligne Naomi Waistell. Chaque année, la Chine installe davantage de robots industriels que les États-Unis, le Japon et l’Europe réunis, avec plus de 1,7 million d’unités déjà en fonctionnement. Lors des voyages et déplacements de Carmignac sur place, les robots accueillent les visiteurs dans les hôtels et servent les clients dans certains commerces : ce futur est déjà une réalité.

Cette révolution industrielle s’accompagne également d’un enjeu énergétique. «L’intelligence appliquée au monde physique exige une énergie abondante et fiable. Là encore, la Chine dispose d’un avantage stratégique : elle installe chaque année plus de capacités d’énergies renouvelables que le reste du monde combiné et contrôle une part significative des terres rares indispensables à l’électrification et à la robotique», fait valoir Naomi Waistell. Dans ce contexte, la Chine apparaît comme l’un des épicentres de la prochaine vague d’innovation technologique.

Pour autant, l’environnement macroéconomique demeure contrasté. L’économie chinoise évolue sur un rythme à deux vitesses. «Les exportations continuent de soutenir la croissance, tandis que la consommation intérieure et le secteur immobilier restent sous pression. La croissance se stabilise, mais il est peu probable qu’elle réaccélère fortement à court terme, notamment en raison des dynamiques de dette et de désinflation», souligne la gérante.

En Bourse, investir sur les actions chinoises exige plus que jamais sélectivité et discipline !

Dans ce contexte, investir en Bourse en actions chinoises exige plus que jamais sélectivité et discipline. Plutôt que de rechercher une exposition large au marché, Carmignac dit privilégier des entreprises capables de bénéficier des nouveaux moteurs structurels de croissance : intelligence artificielle, robotique, mobilité du futur ou encore fabrication avancée. La chaîne de valeur de la mobilité électrique en constitue un exemple emblématique. «CATL, leader mondial des batteries pour véhicules électriques et solutions de stockage d’énergie, bénéficie d’un avantage compétitif durable grâce à son expertise technologique et à l’échelle de sa production», relève Naomi Waistell.

Plus largement, la Chine abrite désormais une génération d’entreprises capables de concevoir des technologies de pointe tout en maintenant un avantage compétitif en matière de coûts. Dans plusieurs secteurs, «ces acteurs proposent des solutions plus performantes et plus accessibles que leurs concurrents internationaux. Parallèlement, un autre segment attire l’attention des investisseurs : les entreprises offrant des rendements élevés aux actionnaires. Les dividendes et rachats d’actions atteignent des niveaux record, soutenus par des flux de trésorerie solides, offrant une alternative intéressante dans un environnement macroéconomique encore incertain», fait valoir la gérante.

Actions en Bourse en direct, fonds, ETF… Quels placements privilégier pour investir sur le marché actions chinois ?

Ainsi, plutôt que de considérer la Chine uniquement à travers le prisme de ses défis économiques, mieux vaut observer la transformation structurelle de son tissu industriel et technologique, selon Carmignac. «Dans un monde où l’innovation s’incarne de plus en plus dans le monde physique - robots, véhicules autonomes, infrastructures intelligentes - les marchés émergents, et la Chine en particulier, pourraient bien se retrouver au cœur de la prochaine révolution industrielle», pronostique Naomi Waistell.

Pour investir en Bourse sur les actions chinoises, de nombreux placements peuvent être envisagés : achat d’actions individuelles en direct, investissement dans des fonds d’actions chinoises (comme ceux proposés par Carmignac, tels que Carmignac China New Economy) ou encore l’achat d’ETF dédiés. Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, a correctement anticipé l’envolée en Bourse des actions chinoises à l'œuvre depuis deux ans, grâce à l’analyse technique et à l’analyse financière. Notre sélection d’actions en Bourse a progressé bien plus vite que le CAC 40 depuis mai 2021, mois de lancement de notre lettre d’investissement. En faisant le choix d’un abonnement annuel, 5 mois sont offerts. Et à l’occasion de notre partenariat avec le Salon de l’analyse technique du 27 mars, bénéficiez exceptionnellement d’une réduction supplémentaire de 30% ! Pour en profiter, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.