Jeudi 24 juillet, un conseil national extraordinaire de l’industrie se tiendra dans la journée, afin de rassurer le patronat inquiet face aux mesures du plan d’économies présenté par François Bayrou le 15 juillet dernier, selon BFM. C’est la deuxième réunion qui réunit le gouvernement et le patronat, après une réunion la veille à Bercy.

Certaines mesures de ce budget font débat auprès des patrons d’entreprises, comme l’éventuelle suppression de jours fériés. Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, ne veut surtout pas que ces mesures pèsent sur elles. «On entend parler d’une contribution des entreprises, d’une charge supplémentaire pour les entreprises», explique-t-il. Et il prévient : «Il faudra qu’on soit vigilant sur les arbitrages finaux par rapport à la contribution qu’auront les entreprises».

Pas de vision de croissance, pour le MEDEF

Ce qui inquiète les patrons, c’est aussi selon eux une insuffisance de mesures qui encouragent la croissance et l’investissement productif. C’est par exemple l’avis du président du MEDEF, Patrick Martin. «J’ai dit combien on était à ce stade frustrés qu’il n’y ait pas plus de mesures de soutien à l’investissement», a-t-il expliqué, en évoquant le besoin de «rallumer les moteurs de la croissance».

Le chef du MEDEF encourage donc notamment le gouvernement à baisser les impôts de production, qui pénalisent selon lui les entreprises industrielles, mais aussi à relancer le secteur du logement. Et demande aussi à l'État de s’inspirer un peu plus de l’Allemagne, qui a annoncé une aide d’État de 46 milliards aux entreprises pour relancer l’investissement, en période de stagnation économique. L’un des autres éléments qui bloque, c’est l’éventuelle suppression d’aides publiques aux entreprises. Pour le patronat, une remise en cause serait contre productive, car ces aides permettent de contenir les prix et de soutenir le pouvoir d’achat.