
La Bourse de Paris évolue en petite hausse ce lundi 16 février, dans une séance calme, sans publication d'envergure attendue, et marquée par l'absence de nombreux investisseurs asiatiques, en raison des congés du Nouvel An lunaire, et américains, pour cause de jour férié aux Etats-Unis. L'indice vedette CAC 40 grappillait 8,29 points, soit 0,10%, à 8 320,03 points vers 9h45. Vendredi, l'indice vedette a terminé en baisse de 0,35% (-28,82 points), à 8 311,74 points.
«Le début de la semaine a beau être calme, le reste de la semaine s'annonce tout de même chargé», commente Patrick Munnelly, gérant de Tickmill Group. Plusieurs publications économiques sont attendues, dont l'inflation au Royaume-Uni (mercredi) et aux Etats-Unis (vendredi), ainsi que le PIB américain (vendredi). Mercredi, les investisseurs prendront également connaissance du compte rendu de la dernière réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale (Fed), les «minutes» de la banque centrale américaine. Du côté des résultats, ceux de Walmart, géant américain de la distribution, seront «intéressants à suivre» jeudi, a estimé Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
L’IA au cœur des préoccupations de la Bourse
«Ils pourraient fournir un double indicateur : d'une part sur la santé des consommateurs américains», moteur de la croissance des Etats-Unis, mais aussi sur les «implications potentielles pour les modèles commerciaux fondés sur l'IA et leurs effets sur l'emploi», a expliqué l'analyste. La thématique de l'intelligence artificielle (IA) devrait en effet rester sur le devant de la scène des marchés financiers cette semaine, estiment plusieurs analystes dans des notes publiées ce lundi matin.
En quatre jours, «les marchés actions ont effacé plus de mille milliards de dollars de valeur boursière mondiale, craignant que l'IA bouleverse en profondeur les modèles économiques et réduise la rentabilité d'un large éventail de secteurs, notamment les logiciels, les services juridiques, le conseil informatique, la gestion de patrimoine, la logistique, l'assurance, le courtage immobilier et l'immobilier commercial», résume Jim Reid, chef économiste de Deutsche Bank.
Stellantis relance la production de modèles diesel
Le groupe automobile Stellantis (-0,71% à 6,56 euros) a annoncé vendredi réintroduire des versions diesel pour au moins sept modèles en Europe et prolonger la production des modèles diesel existants, pour «donner à ses clients ce qu'ils veulent». La semaine dernière, Stellantis a dévoilé des charges colossales de 22 milliards d'euros pour réduire la voile dans les voitures électriques, faute de ventes suffisantes. Depuis le début de l'année, le titre Stellantis a perdu environ 30% de sa valeur.



















