
C'est un succès qui ne se dément pas : l'entreprise Ma Petite Laine, fondée en 2022 par Agathe Verrier et Olivia Guyard, est portée par son produit-phare made in France, le «cocon», alternative à la gigoteuse pour les nouveaux-nés et promettant aux jeunes parents des nuits sereines. Devant le jury de l'émission «Qui veut être mon associé ?» sur M6 le 29 janvier dernier, toutes deux ont rappelé le principe de cette innovation : «Tous les nouveaux parents connaissent les réveils nocturnes et l’épuisement. En moyenne, la première année, ils font 60 nuits blanches». Le cocon, inspiré de l'emmaillotage et limitant les mouvements du nourrisson, permet d'«offrir du sommeil» à toute la famille, bébé compris.
Le cocon «respecte la position fœtale, réduit les coliques, limite les réveils en sursaut et permet d’offrir trois heures de sommeil en plus par nuit», poursuit Agathe Verrier, kinésithérapeute pédiatrique, à l'origine de la conception de ce best-seller et qui l'a mis entre les mains d’Olivia Guyard, ingénieure. Sans conteste, le produit séduit un nombre grandissant de parents. Les chiffres, relayés par le site Maddyness, en témoignent : depuis le lancement du cocon il y a deux ans et demi, Ma Petite Laine a multiplié son chiffre d’affaires par cinq. Une dynamique que les deux amies veulent confirmer en espérant réaliser, d'ici à 2028, 10 millions d’euros de chiffre d’affaire.
Kelly Massol déplore un «manque d'ambition»
Sur le plateau de «Qui veut être mon associé?», Olivia Guyard et Agathe Verrier ont proposé aux membres du jury de rejoindre le capital de Ma Petite Laine à hauteur de 7 % pour 100 000 euros, afin de financer ses projets de développement. Mais parmi les piliers de l'émission, Kelly Massol (fondatrice de l'entreprise Les Secrets de Loly) a fait montre de scepticisme quant aux projections des deux entrepreneuses. Si elle qualifie le cocon de «pépite», elle déplore un «manque d'ambition» : 10 millions d’euros de chiffre d’affaires malgré un développement dans une quinzaine de pays européens, «il y a un problème là ! Est-ce que vous vous en rendez compte ? Vous réfléchissez comme deux mamans qui tricotent un peu !»
Ces critiques, dont les deux femmes ont estimé après l'émission qu'elles sont «avisées», n'ont pas empêché Jean-Michel Karam (Ieva Group) d'être séduit par la start-up. Ce dernier a accepté de suivre le projet contre 100 000 euros pour 12 % du capital. Sur le site Maddyness, les créatrices de Ma Petite Laine précisent : «Notre premier objectif est de se déployer au niveau national mais aussi européen. Pour Jean-Michel Karam, si nous nous développons bien en France, le reste viendra naturellement. Nous avons déjà un pied en Italie et un pied en Allemagne. Mais pour le moment, nous voulons davantage nous concentrer sur le marché français. Le déploiement européen viendra dans un second temps». Incitées par plusieurs jurés de l'émission à changer de nom pour faciliter la commercialisation à l'international, Agathe Verrier et Olivia Guyard ont, en revanche, poliment décliné.


















