
C'est à Fontanes, au sud de Cahors, que le groupe portugais Tekever va bâtir son futur site industriel. Comme le relaie France 3 Occitanie, Le projet a reçu le feu vert du Grand Cahors le 25 septembre et prendra place sur l'actuel parc des expositions. Dès mi-2026, l'usine devrait commencer à produire plusieurs dizaines de drones par mois, destinés aussi bien à des usages civils que militaires. La société se présente comme «leader européen de la surveillance aérienne centrée sur l'IA» et déploie déjà ses appareils pour des missions variées, allant du combat en Ukraine à la surveillance des feux de forêt ou encore la sécurité maritime.
Pour Tekever, cette implantation répond à plusieurs critères. L'un des premiers était de «bénéficier d'un site proche d'un aérodrome pour réaliser des vols de validation et de test», explique Nadia Maaref, directrice de Tekever France, rappelant aussi l’importance d'un territoire «avec une faible densité de population» pour respecter les règles de sécurité aérienne. La proximité avec l'aérodrome de Cahors-Lalbenque et avec l'antenne toulousaine du groupe, dédiée aux activités spatiales, a donc été déterminante. Le nouveau site sera tourné vers le développement, l'industrialisation et les tests de drones, mais accueillera aussi une zone de test radiofréquences pour les programmes spatiaux.
Un site stratégique au cœur de l’Occitanie
L'ouverture de cette usine constitue le deuxième ancrage de Tekever en Occitanie, après l'installation à Toulouse en 2024 d'un centre de recherche et d'ingénierie. Pour les élus locaux, il s'agit d’une étape décisive, d'autant qu'une centaine de recrutements sont attendus dans les cinq ans à venir. «Le territoire vit un véritable tournant dans son histoire et devient un acteur de la souveraineté européenne industrielle», s'est félicité Jean-Luc Marx, maire de Cahors et président du Grand Cahors. «Cette implantation sur notre bassin d'emploi est la première brique d'un futur écosystème d'avenir autour du drone.» De son côté, Ricardo Mendes, PDG du groupe, insiste sur «l'engagement de long terme de Tekever en faveur de la souveraineté française et européenne».


















