
Ça passe ou ça casse… La verrerie historique française ne s’en sort décidément pas et s’apprête à demander son placement en redressement judiciaire, lundi prochain. Ce serait son cinquième en une vingtaine d'années, si le tribunal de commerce d'Orléans l'accepte. Pourtant, l’espoir était permis pour Duralex. Pour se sauver, l’enseigne avait lancé une grande souscription auprès des Français, de plusieurs millions d’euros. Mais selon de nombreuses sources, mercredi 27 mai, l’annonce est tombée. Duralex sera bientôt de retour au tribunal.
Comment expliquer cette situation ? La société aux 243 salariés était victime d’une gestion «catastrophique» qui l’avait conduite à une «impasse», peut-on lire dans Le Parisien. Duralex avait précédemment officialisé mi-avril le départ de son directeur général François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop). Selon La Lettre Valloire, un média économique régional, il «aurait été brutalement écarté de la direction, tout comme son fils». Peggy Sadier avait succédé François Marciano, elle qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale.
Conséquences terribles pour ses salariés
Les caisses seraient donc vides. Selon l'éditorialiste économie Nicolas Doze sur LCI, si tel est le cas, «les salariés n'auront que la moitié de leur salaire à la fin du mois de mai». L'État veut y voir plus clair dans la situation de Duralex, c’est pourquoi un audit avait été lancé il y a quelques semaines par le ministère de l'Économie, une décision assez rare.
«Si l’audit en cours apparaît nécessaire pour la santé de Duralex, un redressement serait très préoccupant», avait réagi le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau en amont de l’annonce. Une préoccupation multiple, «pour l’outil industriel et pour l’engagement porté par les collectivités, les salariés et le grand public qui a soutenu avec engouement le projet Duralex», avait-il ajouté.



















