
La situation se tend pour Duralex. Selon les informations de France Inter, l’entreprise spécialisée dans la verrerie est menacée par un nouveau redressement judiciaire. «La mission interministérielle aux restructurations des entreprises suit l'affaire avec beaucoup d'attention, à tel point qu'un redressement judiciaire n'est pas à exclure», affirme-t-on en haut lieu. Le ministère de l'Economie a indiqué qu'un audit indépendant est en cours. Cette décision s’explique notamment par des erreurs de gestion et des approximations. Aucune malversation n’a été détectée, selon une source proche du dossier.
Figure emblématique de la reprise de Duralex, le directeur général François Marciano «aurait été brutalement écarté de la direction, tout comme son fils » Antoine Marciano « qu'il avait propulsé au poste de directeur financier», d’après La Lettre Valloire. A la suite du départ de M. Marciano, Peggy Sadier, directrice marketing et commerciale France et international, a pris les rênes de Duralex. Depuis, ces changements ont apporté leur lot d’incertitudes. Un ancien membre de la société coopérative affirme que le fils de l'ancien dirigeant n'avait «pas les épaules».
Une reprise prometteuse à l'automne dernier
Pour rappel, Duralex avait été sauvée, à l’automne dernier, par ses salariés dans une société coopérative et participative, grâce à l'argent des collectivités locales. Une levée de fonds avait permis à l'entreprise, située à la Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, de plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissements, dont cinq millions en quelques heures.
Un redressement pourrait aussi être bénéfique à l'entreprise, précise une source puisqu'il permet de protéger une société en difficulté le temps qu'elle trouve des solutions. «Des discussions sont engagées avec l'ensemble des parties prenantes», a expliqué Bercy, indiquant qu'elles doivent «permettre de voir quelles sont les mesures nécessaires pour préserver» l'activité de l'entreprise aux 243 salariés. La nouvelle direction est pleinement mobilisée et cherche des solutions, affirme-t-on à France Inter, avec une communication qui devrait s'accélérer dans les tout prochains jours.



















