C’est le nouvel atout de la puissance militaire américaine. Dès 2027, les États-Unis utiliseront le bombardier nucléaire B-21 Raider de sixième génération. Conçu pour remplacer son semblable, le B-2, en service depuis les années 90, et le très rapide B-1 Lancer (Mach 2), ce bombardier stratégique furtif peut transporter des armes conventionnelles et nucléaires, explique BFMTV. Il s’adapte aussi aux évolutions technologiques futures.

Autre avantage du B-21 Raider : sa capacité d’autonomie. En ce sens, il pourrait réaliser des missions périlleuses – comme des frappes en profondeur dans des zones fortement défendues, des opérations de reconnaissance ou de guerre électronique – sans mettre en danger le pilote. Intégré au Joint All-Domain Command and Control (JADC2), il est capable de prendre un rôle de commandant de vol en collectant et en partageant des informations en temps réel, en coordonnant l’action d’autres appareils ou de drones. En somme, le B-21 Raider est bien plus qu’un bombardier classique.

Des failles liées à l'aérodynamisme et la signature radar

Développé dans les années 2010 par Northrop Grumman pour l’US Air Force, le B-21 Raider a été officiellement dévoilé en 2022 et est entré en phase d’essais au milieu des années 2020. Avec cette nouvelle arme, estimée à 800 millions d’euros l’unité, les États-Unis visent à moderniser la capacité de frappe à longue distance. Pour autant, des chercheurs chinois affirment avoir découvert deux défauts concernant l’aérodynamisme et la signature radar, selon l’analyste de défense Harry J. Kazianis cité par le site 19fortyfive.

La signature radar, elle, pourrait exposer davantage l’appareil à des radars de nouvelle génération, tandis que la signature thermique est potentiellement détectable par des systèmes infrarouges en plein essor qui pourraient offrir une capacité de suivi des aéronefs furtifs. Si le bombardier est lié à des spécifications classifiées et une communication maîtrisée qui permettent de garder le secret sur sa conception, la Chine s’appuie sur des moyens scientifiques et industriels pour en tester les limites. Ainsi, les affirmations chinoises ne peuvent être réduites à de la simple propagande puisque la furtivité reste soumise à des lois physiques universelles.

Développer 200 B-21 et 300 F-47

D’autant plus qu’un rapport du Mitchell Institute for Aerospace Studies explique que l’efficacité du B-21 réside dans son déploiement en nombre suffisant. Ce qui n’est pas le cas actuellement dans un conflit de haute intensité contre la Chine. Les experts recommandent donc de produire environ 200 B-21 et 300 F-47. Ils préconisent aussi une augmentation massive des budgets, jusqu’à 40 milliards de dollars supplémentaires par an, et le développement de systèmes complémentaires comme les drones «ailiers loyaux», qui accompagnent les avions pilotés.

Avec sa position géographique, la Chine, combinée à ses systèmes de défense A2/AD, peut créer des zones très protégées d’où elle peut attaquer efficacement ses adversaires. Il faut donc être en nombre pour détruire rapidement les positions chinoises.

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