
Comme le relaie Boursorama, le tribunal des activités économiques de Nanterre a prononcé, le 1er octobre, l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire pour le groupe Brandt et sa filiale Brandt France. L'entreprise centenaire, qui emploie 750 personnes dans le pays, souhaite grâce à ce cadre juridique maintenir ses opérations et geler ses dettes, afin de faciliter l'arrivée d'un éventuel repreneur. «Il y a plusieurs pistes assez sérieuses à l'étude, qui sont bien engagées», selon un porte-parole qui voit dans cette décision un moyen de «donner un coup d'accélérateur» aux négociations.
Le groupe, détenu depuis 2014 par l'algérien Cevital, mène depuis trois ans un travail de recentrage de son offre et de développement international pour tenter de renouer avec la rentabilité. Présent dans 36 pays, Brandt génère 260 millions d'euros de chiffre d’affaires, dont 70 % en France. Ses quatre usines (à Orléans, Vendôme, Saint-Ouen et Rueil-Malmaison) produisent des appareils sous les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich.
Un marché plombé par la crise immobilière
Brandt affirme avoir «engagé depuis plusieurs mois une recherche très active de partenaire pour accompagner le développement de l'entreprise, répondre au besoin de financement de son activité et de ses échéances bancaires, et faire face à la conjoncture de marché extrêmement difficile». Si l'entreprise cherche aujourd'hui un investisseur, c'est aussi parce que le secteur du gros électroménager traverse une passe difficile. Après une baisse en 2023, les ventes ont encore reculé de 3,9 % l'an dernier, selon le Gifam. Ce repli n'est pas sans lien avec la crise de l'immobilier : l'achat de biens électroménagers, en particulier pour la cuisine, est corrélé à celui d’un logement ou à un déménagement.


















