
L’espoir renaît pour Brandt ? Le maire d’Orléans reste prudent. Au lendemain de l’annonce de Stephan Français, patron de Thomson Computing, de vouloir reprendre la société française d'électroménager, l’ex-LR Serge Grouard se satisfait de ce projet. Stephan Français a même confirmé son engouement en affirmant qu’il était soutenu par le maire de la ville «parce qu’il est attaché à sa ville, à ce qu’il s’est passé».
Sur ICI Orléans, jeudi 25 décembre, Serge Grouard a ainsi défendu le projet de reprise du site Brandt à de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) mais un contre-la-montre est déjà lancé : «On se bat pour qu'il n'y ait pas une fermeture, une liquidation sèche [...] Soit on relance très vite, soit on n'y arrive pas». Car, en effet, «les salariés sont en train de partir, les clients sont en train de partir, le service après-vente ne fonctionne pas puisqu'il n'y a plus rien», rappelle jeudi sur franceinfo Serge Grouard. Il évoque actuellement une «solution à trois ou quatre mois».
150 salariés au lieu de 700
Selon l’édile d’Orléans, il faut accélérer le pas : «Il faut qu'on fasse le tout pratiquement en un mois». Pour autant, la direction départementale de la CGT a vivement critiqué le projet de reprise de Stephan Français. Celle-ci n'estime pas suffisant le nombre de salariés inclus : 150 seulement sur les 350 du site de Saint-Jean-de-la-Ruelle (et 700 en France).
De quoi mettre en colère le potentiel repreneur. L'homme d'affaires Stephan Français, qui possède déjà un «schéma stable et serein autour de 150 personnes dès 2026», a assuré qu’«actuellement, il y a zéro emploi, il n’y en a pas 700. On ne va pas garder des emplois mais on peut en recréer». Une vision partagée par le maire depuis la liquidation, début décembre, de Brandt.


















