
Le géant automobile Stellantis a annoncé ce mardi 2 juin qu'il allait investir «plus d'un milliard d'euros en France» pour de la recherche et développement et produire à Mulhouse, dans l'est du pays, trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides à partir de 2029. Cet investissement, dévoilé par Emmanuel Macron la semaine dernière, garantit l'avenir du site mulhousien qui emploie 4 000 salariés et est l'une des cinq usines automobiles de Stellantis en France.
Il sera réparti à 50% en recherche et développement, 40% dans le site de Mulhouse et 10% dans d'autres sites. L'investissement en recherche et développement, de plus de 500 millions d'euros, servira notamment à développer la plateforme technologique «STLA One», une architecture technique mondiale et modulable, qui servira de base d'ici 2030 à plus de 30 nouveaux modèles de différents gabarits et motorisations et qui remplacera cinq plateformes actuelles.
Stellantis accélère sa transformation industrielle mondiale
Cette unification, annoncée le 21 mai par le PDG Antonio Filosa dans le cadre de son plan stratégique, vise à améliorer la compétitivité de Stellantis, qui a accusé des pertes colossales en 2025 et perdu des parts de marché en Europe. D'ici 2030, le constructeur veut produire 50% de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu'à 70% de composants communs.
Cette annonce confirme la place de Peugeot parmi les quatre marques mondiales qui va désormais privilégier le groupe italo-franco-américain, avec Fiat, Jeep et Ram. Elle vise également à répondre aux salariés en France craignant que Stellantis ne donne la priorité à ses activités américaines par rapport à l'Europe, après l'annonce par Antonio Filosa d'un plan de réduction de ses capacités de production européennes de 800 000 unités.


















