
L’ancien patron de Bricorama et président de Bourrelier Group, Jean-Claude Bourrelier, a vivement critiqué le niveau des prélèvements obligatoires en France ce vendredi 12 juin sur RMC. L’homme d’affaires a poussé un coup de gueule contre un système qu’il juge devenu trop lourd, tant pour les salariés que pour les entreprises. Jean-Claude Bourrelier dit constater une forte évolution de la part prélevée sur le revenu du travail au fil des décennies.
Il affirme qu’au début de sa carrière, dans les années 1960, les prélèvements représentaient environ 20% du travail, contre «plus de 50% aujourd’hui». Selon lui, cet écart se traduit directement dans la rémunération des salariés : «Je devrais verser 3 200 euros à mes salariés, je leur verse à peine 2 000 euros par mois», a-t-il expliqué, évoquant un écart qu’il juge «trop considérable».
«Maintenant, il faut rugir fort»
«On a empilé un tas de prélèvements, par exemple la CSG qui devait durer deux années est toujours en place. On fait payer aux salariés la politique familiale, est-ce que c’est normal ? On fait payer les cotisations chômage très élevées, est-ce que c’est normal ?», a-t-il lancé. Pour le dirigeant, «les salariés ne sont pas les responsables du chômage. Les responsables du chômage, c’est les consommateurs, c’est les politiques». Jean-Claude Bourrelier a également évoqué la taxe d’apprentissage et d’autres contributions, ainsi que des dispositifs spécifiques liés à certains statuts, comme celui des intermittents du spectacle.
Lors de cette intervention, l’ancien patron de Bricorama dit vouloir désormais «rugir fort» face à ce qu’il considère comme un système déséquilibré. Il estime ne pas avoir suffisamment défendu, au cours de sa carrière, l’intérêt des salariés, qu’il place pourtant au cœur de l’entreprise.



















