
«Bienvenue chez les fous» s'amuse Patrick Vignal, tout sourire sur le plateau de BFMTV, samedi 7 novembre, au sujet de l'introduction d'une taxe sur les confiseries discutée au Parlement. Pour lui, le vrai sujet de santé publique se trouve dans le manque de mouvement de la population française. Pour rappel, l'objectif serait de taxer de 21 à 35 euros pour 100 kilos de bonbons, selon le taux de sucre des friandises. Seules les grandes entreprises avec un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros sont concernées afin de préserver les petites entreprises artisanales ou familiales.
L'un des arguments en faveur de cette taxe est de la santé publique, notamment celle des enfants, pour limiter la consommation de sucreries. Pour Patrick Vignal, la problématique est ailleurs. «Le problème, ce n'est pas les bonbons. Le problème, c'est le mouvement. Aujourd'hui, nos gamins passent six heures sur des écrans entre 6 et 17 ans. Les gens qui aujourd'hui qui sont dans des bureaux ne marchent plus.»
«La politique, c'est du symbole»
L'ancien député dénonce par ailleurs le manque d'exemplarité de la classe politique en matière d'efforts économiques et budgétaires. Pour combler le déficit, «il faut commencer par l'Élysée» et proposer 10% de baisse des dépenses sur le train de vie de l'exécutif. Il propose la même chose pour l'Assemblée nationale et le Sénat. «La politique du symbole» explique Patrick Vignal et «au lieu de ça on cherche une taxe sur le soda, une taxe sur les bonbons» qui ne sont pas à la hauteur des enjeux selon lui.
Toutefois, l'ex-élu estime que les gouvernements successifs, toute coloration politique confondue, ont chaque année augmenté les budgets pour soutenir l'économie et le population jusqu'à maintenant. Il cite une augmentation du budget de «600 millions d'euros sous Nicolas Sarkozy, 400 millions sous François Hollande et sous Emmanuel Macron 1 000 milliards». Et à cet égard, il considère que «les Français ne sont pas reconnaissants». «On a donné 400 milliards, maintenant il faut trouver de l'argent» conclut-il.


















