
Patrick Pouyanné monte au créneau. Le PDG de TotalEnergies a exprimé ce vendredi 13 février son mécontentement face à la fiscalité française, en particulier la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, reconduite dans le budget 2026. Selon lui, il existe «une forme de ras-le-bol parmi les patrons des grandes entreprises françaises», et ce sentiment devrait «sans doute» être exprimé «plus fortement», a-t-il déclaré sur le plateau de l’émission «Ecorama» de Boursorama.
«Cette affaire ne va pas bien du tout. C’est pas bien qu’à la fin, la variable d’ajustement du budget de la France soit la taxation des grandes entreprises», a estimé le dirigeant, qualifiant cette surtaxe d’«énorme erreur». «Une des forces de la France, c’est d’avoir des grandes entreprises qui sont mobiles internationalement, qui créent de l’activité et qui tirent le système français», a souligné le patron de TotalEnergies. Il a également exprimé son inquiétude pour l’emploi : «J'espère que ces faits ne vont pas se traduire par des disparitions d'emplois», rappelant que dans l’industrie chimique européenne, environ «60 usines ont été arrêtées cette année».
«Pas de leçons à recevoir»
Bien que TotalEnergies ait dégagé un bénéfice net de 13,9 milliards d’euros en 2025, le groupe n’a pas été soumis à la surtaxe des grandes entreprises, étant déficitaire en France. «Il se trouve que nous sommes extrêmement fiscalisés au niveau mondial, puisque notre taux de fiscalité, c’est 40 % (…) donc par rapport au débat taxe et surtaxe, je n'ai pas de leçons à recevoir», a affirmé Patrick Pouyanné, précisant que son entreprise a payé une taxe de 180 millions d’euros sur les rachats d’actions.



















