L’entrepreneuriat peut faire rêver mais la réalité n’est pas toujours à la hauteur. Selon une étude dévoilée mardi 17 février par l’institut Appino pour Qonto, près d’un entrepreneur sur quatre voudrait retourner au salariat d’ici 2027. Plus précisément, ils sont 24,5% à l’envisager alors que la moyenne européenne est de 16% (16% en Italie, 15% en Espagne et 8,5% en Allemagne). Pourtant, plus d’1,16 million d’entreprises ont été créées en France, selon l’Insee. Un record, rappelle La Tribune.

Les entrepreneurs «n’abandonnent pas par manque d’envie. Ils abandonnent quand la gestion financière devient trop lourde à porter au quotidien», nous apprend l’étude. Alexandre Prot, cofondateur de Qonto, propose la solution de la «simplification» de la gestion des TPE «pour redonner de la clarté, du temps et de la sérénité à celles et ceux qui entreprennent». Mais ce n’est pas le seul problème des entrepreneurs.

La sécurité d’un salaire fixe

Il faut dire que le salariat permet un certain confort financier, entre le salaire fixe et les congés payés. Les entrepreneurs peuvent se rémunérer confortablement si leur business fonctionne, mais plus d’un tiers des sondés (32,5%) sont inquiets de l’irrégularité de leurs revenus. 29% d’entre eux aimeraient avoir des revenus plus prévisibles, 20% des réductions de l’administratif et 20% des avantages du salariat. «Si la France a su simplifier radicalement l’acte de création, alimentant un sentiment de fluidité à l'entrée, la gestion dans la durée reste une épreuve d’endurance», ajoute l’étude. «Une réalité d'autant plus rude qu'elle frappe des entrepreneurs qui se lancent souvent par choix de vie, en quête d'une stabilité et d'un équilibre que la pression administrative et commerciale peine à leur offrir.»