Il a rarement été aussi difficile de devenir propriétaire en Île-de-France et dans la capitale. Il y a cinq ans, les banques prêtaient avec facilité. Désormais, la question de l’apport personnel et de son montant nécessaire à engager un processus d’achat immobilier est centrale. Pour chaque propriétaire aspirant, il est essentiel de disposer d’un apport, cette condition absolue pour obtenir d'une banque un prêt immobilier.
Mais aujourd’hui, le problème n’est pas seulement que l’apport est un prérequis. Il réside aussi dans le fait que son montant devient de plus en plus vertigineux ces dernières années. D’après une étude récente menée par le courtier Meillleurtaux et Leboncoin, relayée par Le Parisien, sur 12 000 demandes de prêt, le montant de l’apport personnel s’élève en moyenne à 52 000 euros en France en 2025, soit 17 % du coût d’un achat. À Paris, la barre atteint de nouveaux sommets : il faut en moyenne 132 000 euros pour espérer acheter, soit environ 25 % du prix moyen d’un bien estimé à 528 000 euros.

Un passage obligé pour obtenir un crédit

Pour détailler les sommes moyennes nécessaires pour un apport personnel, afin d’obtenir un crédit immobilier, en Île-de-France, cette somme atteint en moyenne 83 000 euros, soit près de 19 % du coût total d’un achat immobilier à 437 000 euros. Mais les écarts peuvent s’avérer très importants selon les départements. Parmi les plus exigeants : les Hauts-de-Seine, avec un apport nécessaire moyen de 121 000 euros ou encore les Yvelines, avec un apport moyen de 93 000 euros. Ces montants chutent dans des départements comme la Seine-et-Marne ou l’Essonne. Des écarts qui reflètent l’état des tensions immobilières.

Face à un marché immobilier de plus en plus dur à intégrer, certains professionnels conseillent donc d’y rentrer «petit à petit», et d’acheter d’abord un petit logement avant de le revendre pour financer un bien plus grand.