Mars est-il le mois où il faut investir pour les Français ? Après une première baisse amorcée en début d’année, les taux des crédits immobiliers baissent de nouveau en mars, révèle Particulier à Particulier (PAP). Selon les données récupérées par le site spécialisé, il faut compter en moyenne 3,35% sur 20 ans, de quoi redonner un peu de perspectives aux futurs acquéreurs après des mois de hausses. Certes, on est encore loin des 1% d’il y a cinq ans ou plus. Mais au vu de la période, tous les signaux sont bons à prendre et les conditions de financement attractives participent à une certaine reprise.

Selon PAP, sur 15 ans, le taux moyen s’élève ainsi à 3,15%, avec certains qui peuvent se négocier jusqu’à 2,80%. Sur 20 ans, le taux moyen est à 3,35% tandis que sur 25 ans, il est affiché à 3,55%. Globalement, il s’agit d’une baisse de 0,05% en un mois. Evidemment, cette décrue est très limitée, mais il s’agit d’un signal clair pour les acquéreurs, car elle allège les coûts du crédit et surtout donne de l’air aux plans de financement. Pour certains ménages, cela va peut-être permettre de débloquer des dossiers jusque-là impossibles à concrétiser.

Des signaux d’espoir pour 2026

Un signal «rassurant» pour PAP, même s’il ne faut pas s’emballer. Car après trois années de crise, les ventes ont par exemple touché un plancher inédit dans le neuf en 2025 dans le pays, sous le seuil des 100 000 logements (-10,8%). Toutefois, des signes laissent apparaître un vent d’optimisme pour 2026, expliquait Capital il y a quelques jours, notamment la progression des mises en vente (+9,4%) et des autorisations nationales de logements collectifs.

En outre, même si 2025 a déçu, les crédits produits ont connu un bond de 33%, avec un marché tiré par les primo-accédants et les investisseurs. Il faut dire qu’ils peuvent, d’un côté, bénéficier de prêts à taux zéro et d’avantages fiscaux sur les frais de notaire, et de l’autre, d’une défiscalisation partielle des loyers et des frais si le bien est proposé à la location à l’année.

Les taux de crédit vont-ils ainsi passer sous la barre des 3% ? Ne nous emballons pas non plus, le reflux n’est que progressif, ajoute PAP. L’activité économique du pays et les récents événements au Moyen-Orient ne devraient pas jouer en faveur d’un tel scénario. En revanche, les banques pourraient pousser leurs clients, le crédit immobilier occupant toujours un rôle central dans la stratégie commerciale de ces établissements.

>> Les prix de l'immobilier et loyers dans 100 villes de France (Indicateur Capital/Fnaim/Clameur)