
A la recherche d’un bien atypique pour vivre ou investir ? Vous pourriez bien être attiré par cette annonce repérée par France 3 Hauts-de-France sur la plateforme Leboncoin. En effet, depuis plus de deux semaines, un ancien bunker de la Seconde Guerre mondiale est mis en vente à Tourcoing, dans le Nord. A première vue, rien de bien attirant pour une famille, bien que la superficie du bunker soit équivalente à 400 m². Selon nos confrères, il est situé sur un terrain de 592 m² et a été acheté par une femme en 2018.
A l’époque, le lieu qui avait servi de centre d’écoute à l’armée allemande est à l’abandon et un arbre a poussé sur le toit. Résultat, alors qu’elle souhaite y ouvrir un centre d’art, elle décide d’entamer des travaux pour imperméabiliser ce fameux toit. Mais le projet ne verra jamais le jour, faute de financements suffisants et d’investisseurs intéressés pour l’aider à réaliser les travaux très coûteux. C’est pour cette raison qu’elle s’en sépare aujourd’hui et le met en vente sur la plateforme de petites annonces.
Un futur data center dans le bunker ?
Mais pas à n’importe quel prix. Le bunker est aujourd’hui vendu au prix d’un studio parisien, soit 266 000 euros. Une somme relativement conséquente d’autant qu’il faut réaliser des travaux à l’intérieur. Qui pourrait être alors intéressé ? Des promoteurs immobiliers, espère l’actuelle propriétaire, ou bien des entreprises, pourquoi pas dans la Tech afin d’y implanter un «data center», par exemple, laisse-t-elle entendre auprès de France 3.
Pourquoi un data center ? Car l’épaisseur des murs pourrait empêcher les ondes de passer. Il faut croire que le bien séduit, car des acheteurs se sont déjà manifestés. «Parmi les propositions qui me semblent les plus concrètes pour le moment, l'une d'elles est un centre de données», indique la propriétaire qui a également été approchée par une personne intéressée afin d’ouvrir un cabinet de kinésithérapie. Malgré le prix, les biens atypiques attirent toujours autant. Lorsqu’elle aura vendu le bunker, elle pourra ainsi continuer son projet de galerie d’art, mais de manière itinérante cette fois-ci.



















