Le printemps devrait voir le redémarrage du marché de l’immobilier, complètement bloqué depuis deux ans à cause des taux des crédits multipliés par quatre (jusqu’à plus de 4% fin 2023 et début 2024). Depuis, les conditions de financement se sont heureusement assagies et les prix ont sensiblement baissé un peu partout en France, redonnant un sérieux coup de pouce aux acheteurs et davantage de rentabilité aux investisseurs. Est-ce le bon moment pour acheter sa résidence principale ou pour acheter plus grand ? Les freins à l’investissement immobilier, comme le blocage des loyers, les normes énergétiques ou encore la fiscalité punitive, peuvent-ils être plus facilement contournés ? Tour d’horizon en trois questions.

1 - Est-ce le moment d’acheter ?

Le marché immobilier est peu coutumier des montagnes russes et il a, une fois de plus, montré sa résilience. Certes les prix de l’ancien ont baissé, mais raisonnablement, à moins de 5% en moyenne sur deux ans, selon la Fnaim (– 4,1% en 2024 après – 0,8% en 2023). Depuis le plus haut, au troisième trimestre 2022, ils ont reculé au total de – 6,8% en moyenne selon l’Insee. Pour autant, même avec cette baisse, ils restent plus élevés de 27% par rapport à ce qu’ils étaient il y a dix ans ou même de 12% par rapport à 2020. Le marché immobilier est divers et certaines villes ont souffert plus que d’autres, à l’image des plus grandes comme Paris, Lyon ou Bordeaux, avec des prix dans l’ancien respectivement en recul de 10%, de 15% et de 7% ces trois dernières années, selon Seloger (lire le tableau ci-dessous).

D’autres comme Marseille et Perpignan par exemple ont continué de grimper en flèche à +6% ou +8% sur la même période… A quoi peut-on s‘attendre maintenant ? Les prix ont cessé de baisser et tous les spécialistes constatent plutôt une stabilisation en ce début 2025, voire une reprise plus franche là où justement ils avaient le plus dégringolé. “A Paris et Lyon, ils ont commencé à remonter dès la rentrée 2024 et toutes les autres villes vont suivre. Nous nous attendons à un printemps de l’immobilier dynamique”, dit Barbara Castillo Rico, directrice des études économiques de SeLoger. Mêmes prévisions à la Fnaim, où Loïc Cantin, son président, anticipe “une stabilisation des prix au premier semestre de l’année, suivie d’une légère hausse de l’ordre de 1%”. Voilà pour l'immobilier ancien.

Dans le neuf, “les prix n’ont pas baissé, avec des tarifs qui évoluent toujours en moyenne autour de 5 000 euros le mètre carré depuis quatre ans”, explique Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers de France (FPI). Ici il ne s’agit pas de prix de marché, mais de la somme des prix de revient des matériaux, du foncier, de la main d'œuvre, etc. “Avec le redémarrage du marché, ces coûts risquent de repartir à la hausse”, note le président de la FPI. Neuf ou ancien, c’est donc le moment d’en profiter avant que les prix ne s’envolent à nouveau.

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