Les diagnostiqueurs immobiliers vont-ils désormais être mieux encadrés dans leur profession ? C’est en tout cas ce que souhaite le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, d'après BFM. Pour cela, il a pris la décision de lancer une charte de règles de déontologie, de formation et de représentation de la profession. En effet, ces derniers sont régulièrement accusés de fraudes.

Pour le ministre, l’objectif est clair : arrêter le «diagnostiqueur-bashing».erUne situation due aux nombreuses critiques du diagnostic de performance énergétique. Vincent Jeanbrun souhaite donc «changer l’image des diagnostiqueurs immobiliers», un objectif qu’il a affiché à l’occasion des Assises de la profession organisées par son ministère. Pour l’instant, peu de détails sont disponibles concernant cette nouvelle charte, mais selon le ministre, il s’agirait de «co-construire» avec les professionnels dans les semaines à venir. Il serait question de créer un ordre des diagnostiqueurs, ou même une carte professionnelle. À l’heure actuelle, le DPE est central sur le marché immobilier, puisqu’il est impossible de vendre ou de louer un bien sans cet examen du logement. Il est aussi devenu une boussole des politiques publiques de logement.

Un DPE encore modifié

Par ailleurs, le gouvernement a également annoncé vouloir de nouveau modifier le DPE, en abaissant le coefficient de conversion de l’électricité de nouveau. Ce coefficient sert à connaître la quantité d’énergie réellement consommée pour l’élaboration du DPE, dans le cadre de son plan d’électrification. Le 1er janvier 2026, ce coefficient est passé de 2,3 à 1,9. Il pourrait être encore diminué à 1,7, qui est le coefficient minimum prévu en Union européenne.

Le premier changement de coefficient avait fait sortir 895 000 logements de la catégorie «passoire thermique», des logements dont le DPE est de F ou G. Si le coefficient diminue encore pour passer à 1,7, ce sont 382 000 logements supplémentaires qui pourraient sortir de cette catégorie. Pour l’Alliance du diagnostic immobilier, cette réflexion est un très mauvais signal. En effet, il s’agirait alors d’une décision qui irait à l’encontre de l’avis d’un comité technique du bâtiment, selon son vice-président Samir Zanoun.