
Rien de tel qu’une semaine ensoleillée comme celle-ci pour donner envie d’acheter une maison avec jardin ou un appartement avec terrasse ! Les professionnels, qui surnomment les quatre mois de mars à juin «le printemps de l’immobilier», le savent bien. Bonne nouvelle pour les candidats à l’accession à la propriété, les taux de crédit, qui avaient remonté en avril dans la moitié des banques, sont stables en mai, indique à Capital Pascal Courtois, responsable des relations bancaires chez Artémis Courtage. Selon les barèmes transmis par les banques au courtier pour le mois de mai, le taux moyen s’élève à 3,05% pour les prêts sur 10 ans, à 3,10% pour ceux sur 15 ans, à 3,15% pour les crédits sur 20 ans, la durée la plus courante, et à 3,25% pour les emprunts sur 25 ans.
Le courtier Pretto fait état, lui, de taux moyens légèrement inférieurs, à 2,89% sur 15 ans, soit une très légère baisse de 0,03 point par rapport à avril. Le taux sur 20 ans ressort à 2,99%, stable par rapport au mois précédent, comme celui sur 25 ans, qui s’établit à 3,05%. Une stabilisation à mettre sur le compte de la baisse du taux de l’OAT (obligation assimilable du Trésor) à 10 ans. Ce taux, qui correspond à celui exigé par les investisseurs sur les marchés financiers pour prêter à la France, avait dépassé les 3,50% en mars, les droits de douane annoncés par Donald Trump laissant craindre un retour de l’inflation. Les banques, qui se financent en partie sur les marchés, avaient répercuté la hausse du rendement de l’OAT sur leurs taux de crédit immobilier en avril, afin de ne pas perdre d’argent. Le taux de l’OAT étant depuis retombé à 3,20%, avec la reculade du Président américain, les banques empruntent sur les marchés «à un coût plus faible, qui les encourage à revoir leur grille de taux de crédit immobilier», explique Pretto.
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Concurrence entre les banques sur le front du crédit immobilier
Si les banques ne jugent pas utile de remonter leurs taux de crédit immobilier en mai, c’est également grâce à la nouvelle baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne, survenue le 17 avril. «La BCE permet ainsi aux entreprises, dont les banques (qui se financent auprès d’elle), de profiter d’un argent moins cher», décrypte Pretto. «La tendance est bonne», acquiesce Pascal Courtois, qui n’exclut pas «une légère agressivité (commerciale) supplémentaire de certaines banques en mai et juin, sous la forme d’une légère tendance baissière des taux. Certaines banques, qui avaient augmenté leurs taux de 20 centimes en avril, les baissent de 20 centimes en mai». «Une grande banque, qui avait augmenté ses taux de 25 centimes sur l'ensemble des durées de crédit en avril, les baisse de 20 centimes en mai», confirme sa consoeur Sandrine Allonier, chez Vousfinancer.
Des banques notamment enclines à négocier pour les meilleurs profils d’acquéreurs, ceux dont le revenu annuel excède 120 000 euros, avec la perspective de taux à 2,70% sur 10 ans, 2,80% sur 15 ans, 2,90% sur 20 ans et 2,99% sur 25 ans, selon Artémis Courtage. Mais pas seulement : «Toutes les banques mutualistes ont la double mission de chercher de la rentabilité sur les beaux profils et du volume sur les primo-accédants et les jeunes», souligne Pascal Courtois. Car «nous sommes dans une phase de concurrence entre les banques durant les mois d’avril, mai et juin, traditionnellement porteurs» pour le crédit immobilier. Et les banques ont besoin de relancer ce produit d’appel, après avoir très peu prêté en raison de la flambée des taux en 2022 et 2023, sur fond d’inflation élevée.
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