A ce rythme, d’ici fin 2022, il n’y aura plus guère que les trentenaires venant d’empocher un joli héritage qui pourront souscrire un crédit… Car la remontée des taux d’intérêt, en cours depuis le début d’année, n’a pas pour seul effet de renchérir les opérations immobilières. Elle rend aussi particulièrement pénalisantes les normes prévues pour réguler le marché. Comme celle, dictée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), interdisant que la mensualité de prêt, assurance incluse, excède 35% du revenu des emprunteurs. A durée d’emprunt identique, le rebond des taux exclut donc mécaniquement chaque mois de nouveaux profils, surtout des primo-accédants, aux revenus limités, et des investisseurs, souvent déjà endettés.

Même difficulté avec le seuil d’usure, ce plafond calculé par la Banque de France, au-delà duquel il est interdit de s’endetter. Avec la flambée des taux, un nombre croissant d’emprunteurs s’en approche, en particulier les plus âgés d’entre eux. Pour ne rien arranger, les banques elles-mêmes se font plus sélectives, et tiennent compte dans leur analyse de l’effet de l’inflation sur les finances des ménages. Résultat : d’après un récent sondage, le taux des refus de financement atteindrait 20%, chez 85% des intermédiaires en crédit interrogés. Pas de panique toutefois : vous trouverez ici toutes les techniques pour vous conformer à ces normes, ou convaincre votre banquier. Il serait en effet dommage d’abandonner, car la totalité des crédits actuellement accordés le sont à un taux inférieur à l’inflation. Du jamais-vu.

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Hausse des taux : certaines banques ferment même le robinet

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