Mi-février, vous savez déjà où vous serez. À La Rosière, en Savoie, votre station de ski favorite depuis vingt ans. Profitez-en, car le meublé que vous louez chaque hiver ne sera peut-être plus disponible l’an prochain. Comment ? À chaque fin de vacances, vous prenez pourtant soin de prévenir le sympathique bailleur de votre retour, l'année prochaine.

Eh oui, mais son meublé, étiqueté G sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), constitue la pire des passoires thermiques. Il n’y fait pas très chaud, convenez-vous, mais comme vous n’y passez qu’une semaine par an, avec polaire, col roulé et radiateur grille-pain réglé au maximum, vous n’y voyez guère d’inconvénient.

Les logements notés G seront exclus du marché locatif dès le 1er janvier 2025

Le gouvernement n’est pas de cet avis. Au nom de la lutte contre le réchauffement climatique et la précarité énergétique, mais aussi contre la prolifération des locations Airbnb au détriment des logements permanents, il entend désormais appliquer à ce type de meublés touristiques les mêmes interdictions de location que celles imposées par la loi Climat et résilience aux résidences principales. Soit, selon le calendrier établi, une exclusion du marché locatif de tous les logements notés G dès le 1er janvier 2025, puis de ceux classés F en 2028, et enfin de tous les étiquetés E, en 2034.

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