Au contraire du marché immobilier qui reprend progressivement, celui de la location est toujours à l’arrêt. La demande locative était d’ailleurs en baisse en cette fin d’année 2024. L’une des villes où le marché est le plus tendu est Paris, dont le nombre de candidatures par annonce a reculé de 46 % par rapport à l’année dernière. Un déclin qui profite aux villes de la petite couronne, très prisées des étudiants. Par exemple, Clichy a vu son nombre de candidatures par annonce augmenter de 30 %.

À Bordeaux aussi, la situation est tendue puisque le nombre moyen de candidatures par annonce a augmenté de 79 % en un an. «Cette attractivité s’explique par un cadre de vie séduisant, des coûts inférieurs à Paris ou Lyon, et la présence d’universités et d’institutions prestigieuses comme Sciences Po Bordeaux», révèle l’agence Manda, dans son baromètre repris par Les Échos. La tension locative est moins élevée dans d’autres grandes métropoles françaises comme Lyon, ville où le nombre de candidatures par annonce a été divisé par deux ce trimestre, pour atteindre 14,5.

Une tension locative particulièrement élevée à Marseille

«Ce recul reflète un essoufflement de l’attractivité de Lyon, également observé lors des trimestres précédents, que l’on peut attribuer à une hausse des loyers et une concurrence accrue avec d’autres villes», selon Manda. Le constat est le même du côté de Rennes, avec une baisse de 35 % du nombre de candidatures par annonce. À Nice, la demande a aussi diminué de 26 % en un an en raison du «coût de la vie élevé, qui pousse certains candidats à se tourner vers des alternatives moins onéreuses, malgré la qualité de vie qu’offre la ville».

À Marseille, la tension locative est en hausse, avec un nombre de candidatures par annonce qui dépasse les niveaux de 2022 (+7 %) et 2023 (+34 %), au même titre qu’à Tourcoing, tout près de Lille. Dans cette ville du Nord, les candidatures ont augmenté de 221 %, «signe d’un report de la demande vers des zones périphériques».