Le conflit au Moyen-Orient n’a pas seulement des conséquences sur le prix du carburant. Il impacte également la construction de logements puisqu’il constitue «un facteur exogène extrêmement impactant pour la production» de ces derniers, a reconnu le ministre du Logement Vincent Jeanbrun à l’AFP, ce mardi 7 avril, lors d'un premier comité de suivi avec le secteur du plan «Relance logement». Un peu plus tard, à Bondy, il a également affirmé que le prix des matériaux de construction avait aussi augmenté.

En effet, le prix des membranes bitumineuses est en hausse de 35 % et celui des produits plastiques comme le PVC et certains isolants a aussi augmenté de 20 %, révèle la Fédération française du bâtiment (FFB). Du côté des artisans, 65 % des adhérents de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) ont reçu des notifications de leurs fournisseurs signalant des augmentations tarifaires. Vincent Jeanbrun a déclaré vouloir «travailler rapidement» sur un observatoire des prix des matériaux de construction pour «voir si ces hausses sont justifiées ou s'il y a des effets d’aubaine».

125 000 logements sociaux doivent être créés cette année

En ce qui concerne les taux d’intérêt, la guerre au Moyen-Orient pourrait «avoir une incidence». Pour Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), «la hausse des taux est inévitable». Il sera ainsi nécessaire de «s’adapter» pour «absorber cette crise et atteindre notre objectif de deux millions de logements d'ici 2030», a précisé le ministre.

Pour rappel, Sébastien Lecornu et le ministre du Logement ont présenté, fin janvier, un plan «Relance logement» dont le but est de créer 2 millions de logements d'ici 2030, soit 400 000 logements par an. 125 000 logements sociaux doivent déjà voir le jour en 2026. Par ailleurs, un soutien fiscal aux investisseurs particuliers et aux bailleurs sociaux a été mis en place par le gouvernement.