
Des volumes de ventes qui vont continuer à baisser, des prix qui vont s'ajuster plus fortement en province et notamment dans les villes moyennes, des primo-accédants qui ont toujours autant de mal à se loger... Comment sortir de la crise de l'immobilier ? Loïc Cantin, le président de la Fnaim, répond aux questions de Capital.
Capital : En pleine crise du logement, comment se présente le printemps, traditionnellement la meilleure saison pour les achats immobiliers ?
Loïc Cantin Dans la continuité de 2023, qui a vu le nombre de transactions dans l’ancien chuter de plus de 22%, à 865 000 ventes. On observe toutefois un très léger mieux, avec le retour de certains acquéreurs, à la faveur de la légère baisse des taux de crédit. Pour autant, nous tablons sur une nouvelle chute des transactions, cette année, de l’ordre de 10%, à 800 000 ventes.
Que faut-il pour débloquer le marché ?
Que les vendeurs abaissent leurs prétentions ! Si, en 2023, les prix ont chuté de près de 6% à Paris et de plus de 3% en région parisienne, ils ont en revanche baissé de seulement 1 à 2% dans l’ensemble de la France. Or les acquéreurs sont déterminés à faire des offres d’achat bien au-dessous des prix de vente. Mais la prise de conscience de cette nouvelle donne par les vendeurs est extrêmement lente. Le marché immobilier actuel n’est plus un marché d’opportunités mais d’utilité : on vend seulement quand on y est contraint par une séparation, une mutation ou une succession.
De combien les prix baisseront-ils cette année ?
Nous tablons sur une chute de 7 à 8% d’ici la fi

