Il peut parfois être très difficile d’accéder au logement dans le parc locatif privé. Il n’est pas rare que les locataires potentiels n’accèdent même pas à l’étape de la visite s’ils ne sont pas en CDI (hors période d’essai) et s’ils ne gagnent pas au moins trois fois le montant du loyer. Selon les zones, cela revient à gagner au moins 3 000 euros par mois pour louer un studio. Certains sont donc dans l’incapacité totale d’accéder à ces logements. Ils se tournent donc vers les logements sociaux.

Mais, comme le rappelle SeLoger, cela peut être un véritable parcours du combattant. Les pièces justificatives à fournir sont nombreuses, il faut répondre à des conditions strictes d’éligibilité et être choisi parmi de nombreux dossiers. Il faut également faire preuve de patience. En effet, le délai d’attente avant attribution peut être de quelques mois, mais aussi de plusieurs années dans les zones tendues, comme l’Île-de-France ou la région PACA. Mais il existe des exceptions.

Certains dossiers sont prioritaires

Mais de nombreuses personnes ne sont pas en mesure d’attendre des mois, voire des années, avant d’être logées. Alors certains profils sont prioritaires. C’est le cas des personnes mal logées ou sans logement, des victimes de violences, notamment conjugales, des personnes en situation de handicap, des foyers très précaires et des personnes reconnues au titre du DALO. Ce Droit au logement opposable permet aux personnes mal logées de saisir l’État si leur demande est restée trop longtemps sans réponse. Suivant la zone géographique, ces profils peuvent voir le délai réduit à quelques mois, voire semaines.