
Bonne nouvelle pour les primo-accédants, les conditions d’éligibilité au PTZ (prêt à taux zéro) seront bien élargies en 2025. La ministre du Logement, Valérie Létard, a confirmé sur Franceinfo, ce mercredi 23 octobre, cette promesse formulée par Michel Barnier lors de sa déclaration de politique générale. Depuis cette année, le PTZ - prêt sans intérêts complémentaire à un crédit immobilier classique - ne bénéficie plus qu’à l’acquisition d’appartements neufs en zones tendues (A, A bis et B1), caractérisées par une demande de logements très supérieure à l’offre. Les maisons individuelles n’y sont plus éligibles. Les achats de logements neufs en zones détendues (B2 et C) non plus.
Ces critères «vont être modifiés, via un amendement au projet de loi de finances pour 2025 (en cours d’examen par l’Assemblée nationale, NDLR) que nous déposerons et qui permettra de bénéficier du PTZ pour l’achat d’un appartement neuf ou d’une maison individuelle neuve sur tout le territoire français, en zones détendues comme en zones tendues», a déclaré Valérie Létard.
L’élargissement du PTZ ne concerne que l’année 2025
Autre modification à venir : la part maximale du PTZ dans l’achat immobilier, ou quotité, qui est fonction des revenus des ménages. «Ces taux (quotités) sont plus ou moins importants selon les catégories de revenus», a rappelé Valérie Létard. Concrètement, le PTZ peut représenter entre 20% et 50% du montant total de votre achat immobilier, selon que vous appartenez à la tranche de revenus 1, 2, 3 ou 4. Aujourd’hui, par exemple, en zone A, le PTZ peut financer 50% de votre achat immobilier si votre revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 25 000 euros par an. S’il est inférieur ou égal à 49 000 euros annuels, le PTZ ne pourra financer que 20% de votre acquisition.
«Par décrets (d’application de la loi de finances pour 2025), nous ferons en sorte que ces taux soient un peu plus attractifs pour les acheteurs d’appartements que de maisons mais l’écart ne sera pas très important», précise Valérie Létard. Les maisons individuelles neuves seront donc à nouveau éligibles au PTZ mais dans des conditions un peu moins intéressantes que celles relatives aux appartements neufs. Dans l’ancien, en revanche, rien ne changera : seuls les achats de logements avec des travaux de rénovation énergétique représentant au moins 25% du montant de l’acquisition seront éligibles au PTZ.
A noter que toutes ces modifications du PTZ vaudront pour l’année 2025. Quid des années suivantes ? «Nous lançons la machine», répond Valérie Létard. A charge pour le Budget 2026 d’aller plus loin ?


















