
En 2025, le prêt à taux zéro (PTZ) financera de nouveau l’achat d’un appartement neuf partout sur le territoire français, et non plus seulement dans les zones urbaines. Le Premier ministre s’y était engagé lors de sa déclaration de politique générale, afin de faciliter l’accès à la propriété des primo-accédants, dans le contexte actuel de crise immobilière. Le ministre des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, a indiqué que cette extension du PTZ serait intégrée dans le projet de loi de finances pour 2025, que le Parlement commence à examiner cette semaine. Une incertitude importante demeure : pourrez-vous à nouveau bénéficier du PTZ pour acheter une maison individuelle neuve ? En effet, depuis cette année, les primo-accédants n’ont plus droit au PTZ que pour financer l’acquisition d’un appartement neuf en zones tendues, caractérisées par une demande de logements très supérieure à l’offre.
Michel Barnier et Laurent Saint-Martin n’ont pas soufflé mot d’une réintégration éventuelle de la maison individuelle dans le champ du financement du PTZ. Mais les amendements au projet de loi de finances que plusieurs députés viennent de déposer vont dans le bon sens. A commencer par celui de François Jolivet, vice-président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, qui, avec l’ensemble des députés du groupe Horizons et indépendants, «propose d’étendre l’éligibilité au prêt à taux zéro à toutes les opérations sur l’ensemble du territoire, tant pour l’habitat collectif que pour l’habitat individuel».
>> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur d’assurance de prêt immobilierVers un relèvement des plafonds d’acquisition ?
Si cet amendement est accepté par le gouvernement, et adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat, vous pourrez à nouveau prétendre au PTZ pour acheter une maison individuelle, à condition bien sûr que vous soyez primo-accédant et que vos revenus ne dépassent pas les plafonds en vigueur pour l’octroi d’un prêt à taux zéro.
Autre amendement susceptible de vous intéresser, celui déposé par le député Lionel Causse (Ensemble pour la République). Il vise à augmenter les montants des plafonds d’opération du prêt à taux zéro pour tenir compte de l’inflation. Actuellement, un couple de primo-accédants avec un enfant, qui fait construire en zone A (très tendue), par exemple, peut bénéficier du PTZ si le montant de son acquisition (hors frais de notaire) n’excède pas 270 000 euros. Ce montant est plafonné à 150 000 euros pour un célibataire, toujours en zone A. Ces plafonds étant inchangés depuis 2014, Lionel Causse propose de les «actualiser», pour tenir compte, notamment, de la hausse des prix des logements intervenue au cours des 10 dernières années.



















