«Des propriétaires me disent : “C’est absurde votre truc ! Ça favorise le chauffage au gaz plutôt qu’électrique. Ça pénalise les petites surfaces qui sont demandées par les étudiants”». Interviewé par Sud Radio, le ministre de l’Économie et des finances, Bruno Le Maire, n’a pas retenu ses coups contre le diagnostic de performance énergétique (DPE). Cette étude réalisée par un professionnel permet d’estimer la consommation d’énergie d’un logement, avec des notes allant de A à G. Le ministre considère ainsi que le DPE, en l’état actuel, n’est pas le «bon indicateur». Faux, lui répond le cabinet du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu : «C’est un outil avec une méthodologie robuste pensée avec les professionnels», a-t-il rappelé ce 11 octobre, tout en reconnaissant que sa fiabilité demeurait «améliorable».

Tous les regards sont donc désormais portés sur le DPE. Et à raison : ce diagnostic est l’instrument fondateur du calendrier écologique du gouvernement, instauré par la loi Climat et Résilience en 2019. Depuis 2023, les pires passoires thermiques G+ - dont la consommation d’énergie excède 450 kilowattheures par mètre carré et par an - ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau contrat de location, de renouvellement ou reconduction tacite de bail. Au 1er janvier 2025, l’ensemble des logements notés G seront soumis à cette contrainte. En 2028, ce sera au tour des logements notés F. La place du DPE est d’autant plus centrale qu’il est désormais «opposable». Si l’acheteur ou le locataire se rend compte que la note du logement est surévaluée, il est alors en droit de se retourner contre le propriétaire pour obtenir un dédommagement, qui lui-même pourra mettre en cause la fiabilité du diagnostiqueur. La responsabilité de ce dernier est donc totale.

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