Passé un certain âge, le ménage, les courses ou encore la préparation des repas deviennent une véritable épreuve. C’est pour cela que l’État prévoit une exonération de cotisations patronales sur l’emploi d’une aide à domicile. Mais comme le rapporte Notre Temps, les règles ont changé. Jusqu’ici, les personnes âgées de plus de 70 ans pouvaient en bénéficier. Aujourd’hui, ce ne sont plus que les personnes âgées de plus de 80 ans. Or, la mesure est rétroactive au 1er janvier 2026. Les personnes de 70 à 79 ans qui en ont profité pendant les quatre premiers mois de l’année vont devoir régulariser leur situation.

Si vous avez entre 70 et 79 ans et que vous employez ou prévoyez d’employer une aide à domicile, l’exonération ne vous sera plus automatiquement appliquée. Le coût d’une aide à domicile va donc augmenter. En revanche, si vous touchez l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), la Prestation de compensation du handicap (PCH), êtes titulaire d’une carte d’invalidité à 80 %, êtes reconnu en incapacité totale de travailler ou êtes parent d’un enfant ouvrant droit au complément d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), vous bénéficiez toujours de cette aide.

Comment faire si vous êtes touché

Si vous ne remplissez plus aucune des conditions pour bénéficier de l’exonération des charges patronales, vous devrez régulariser votre situation des quatre derniers mois. Pour vous aider, vous pouvez profiter du crédit d’impôt de 50 % sur les dépenses d’aides à domicile. Celui-ci peut atteindre 15 000 euros pour un ménage de deux personnes de plus de 65 ans. Certaines caisses de retraite proposent également des aides ponctuelles pour le maintien à domicile.