Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré une guerre commerciale sans merci, plongeant l'économie mondiale dans l'incertitude. Outre-Atlantique, le risque de récession n’est pas exclu et en Europe, le ralentissement économique pointe son nez. Les droits de douane exorbitants, annoncés lors du Liberation Day début avril, ont fait vaciller les places boursières dans le monde entier. Le rebond a été tout aussi spectaculaire quand, quelques jours plus tard, le président américain a mis en pause pour trois mois leur application effective (+ 9,52% pour les actions américaines et + 12,16% pour les valeurs de la tech le 9 avril).

Les Etats-Unis négocient actuellement leur montant avec l'ensemble des pays, après avoir imposé un droit de douane supplémentaire minimum de + 10% à tous, sauf à la Chine où ces tarifs peuvent atteindre + 245% ! Les marchés d’actions vont évoluer dans les semaines à venir, au gré des déclarations contradictoires et autres rumeurs. La volatilité, et donc la capacité des Bourses à faire du yo-yo, risque d'être forte. «Un rebond des actions est illusoire tant qu’il n’y aura pas de visibilité concernant la guerre commerciale américaine», affirme Christopher Dembik, conseil en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management. Jusqu’à l’été, il va falloir avoir le cœur bien accroché. Avant, peut-être, une autre lubie trumpienne ? Notre manuel pour naviguer sur les marchés boursiers par gros temps.

1. Ne pas vendre dans la panique

Rester calme et boire frais !” C’est le meilleur conseil à donner en période de tempête boursière. Parce que tant que vous n’avez pas vendu, vous n’avez rien… perdu ! Votre moins-value est latente, mais pas réelle. «La récupération après une crise est de plus en plus rapide : après l’éclatement de la bulle Internet en 2000, il a fallu patienter sept ans avant de retrouver les niveaux d’avant krach, six ans après la crise financière de 2008 et deux ans après celle de la dette de 2011, six mois après le Brexit et trois mois après le Covid-19…», explique Gabriel Karaboulad, chief investment officer adjoint chez la banque privée Neuflize OBC. Autrement dit, si vous attendez patiemment que l’orage passe, la moins-value latente disparaît de sa belle mort !

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