Malgré l’inflation qui remontrait le bout de son nez et le frémissement du côté des taux d’intérêt, rien ne laissait présager, début 2022, une année boursière aussi médiocre. La preuve, le 5 janvier, le CAC 40 signait même un plus haut historique, à 7.376 points ! L’invasion de l’Ukraine par la Russie, dès la fin février, douchait néanmoins tous les espoirs de plus-values à court terme. L’inflation a alors bondi de 300%, pour s’installer depuis au-dessus de 5,5%, entraînant avec elle la vive remontée du coût du crédit et un brusque ralentissement de la croissance économique.

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Toutes les entreprises, petites et grandes (hormis celles liées au secteur de l’énergie), ont été pénalisées, la baisse d’activité subie pesant lourdement sur le niveau des profits ­attendus. La Bourse a vite réagi, l’indice CAC 40 abandonnant jusqu’à 17% de sa valeur entre les mois de février et de juillet. Et, depuis la fin de l’été, sans direction bien définie, il oscille entre 5.700 et 6.500 points…

Le ciel se dégagera-t-il en 2023 ? Rien n’est moins sûr, en tout cas au cours des premiers mois, tant les incertitudes restent nombreuses. A commencer par l’ampleur de la probable récession à ­venir, qui amène l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à tabler sur une croissance européenne de seulement 0,5% en 2023 (contre 3,3% en 2022) et d’à peine 2,2% à l’échelle mondiale, la plus faible performance des deux dernières décennies…

Pour gagner de l’argent en Bourse, il va donc falloir être extrêmement rigoureux dans le choix des valeurs, sachant que la volatilité, qui restera élevée au moins jusqu’au printemps prochain, ne facilitera pas la tâche. Pour vous aider, vous pouvez vous référer à notre choix de fonds d’actions, une solution commode si le temps vous manque pour gérer un portefeuille boursier. Ou bien vous inspirer de notre sélection de 10 valeurs françaises : en dépit du contexte compliqué, elles pourraient voir leur cours progresser de 15 à 100% d’ici fin 2023 !

Actions et fonds de grandes sociétés françaises

Actions dont le cours devrait en moyenne rester stable en 2023

Performance 2022 : – 8,5% pour l’indice CAC 40
Risque : élevé
Durée : de 1 à 8 ans

Après de premières séances record au début de l’année 2022, la Bourse de Paris a vite piqué du nez, les investisseurs anticipant très lucidement les dégâts qu’allait causer le retour durable de l’inflation – avec notamment l’envolée des prix de l’énergie – sur le niveau d’activité des entreprises françaises. Sur 40 valeurs composant le CAC 40, l’indice phare de la cote parisienne, 11 sont cependant parvenues à progresser entre janvier et fin novembre 2022, dont Thales (+ 57%), TotalEnergies (+ 29%) et Engie (+ 9%). Les 29 autres titres ont subi des prises de bénéfices, Teleperformance (– 45%), Eurofins Scientific (– 39%) et Dassault Systèmes (– 31%) signant les plus forts replis.

En élargissant l’étude à l’indice SBF 120, qui regroupe les 120 plus grosses valeurs de la cote, le recul est encore plus impressionnant : seuls 25 titres s’affichent en hausse, dont Vallourec (+ 32%) et Bic (+ 28%). Du côté des baisses, la lanterne rouge revient à Orpea (– 91%), devant Solutions 30 (– 73%) et Valneva (– 72%). Pour 2023, la situation économique très dégradée (forte inflation, difficultés d’approvisionnement, possible récession d’ici les prochains mois…) appelle à la prudence. Sur le plan stratégique, il convient donc de privilégier les titres capables de répercuter la hausse des coûts sur leurs tarifs de vente, comme Hermès, de se positionner à l’avant-garde de la transition écologique, comme Schneider Electric, ou de tirer avantage de la remontée des taux d’intérêt, comme BNP Paribas.

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