
La flambée du cours de l'or, qui vole de record en record depuis le début d'année, peut susciter, chez les détenteurs de ce métal précieux, l'envie d'encaisser tout ou partie de ses gains. L'idée de sauter le pas en revendant ses pièces, lingots ou bijoux peut toutefois être freinée par la crainte de devoir payer des impôts : «Compte tenu de l'évolution du cours de l'or, de nombreux détenteurs sont actuellement en position d'encaisser une plus-value, mais se disent qu'ils auront peut-être quelque chose à payer à l'administration fiscale», remarque Jean-François Faure, président d'AuCoffre.com.
Une exonération jusqu'à 5 000 euros pour les ventes de bijoux et assimilés
Un sujet on ne peut plus d'actualité en pleine période de déclaration de revenus. Cependant, dans certains cas de figure, la cession de vos objets précieux ne donne lieu à aucune déclaration auprès des services fiscaux. Une exonération qui concerne par exemple les bijoux en or, ainsi que certaines pièces qui entrent dans la catégorie des «jetons» : «C'est le cas par exemple des pièces Vera Valor, ou de certains Napoléon», explique Jean-François Faure. Entrent également dans cette catégorie les pièces à cours légal, émises par des Etats, et pouvant être utilisées comme moyen de paiement.
Pour l'ensemble de ces biens en or, la fiscalité est simple : vous n’avez aucune taxe à payer à condition de ne pas en vendre pour plus de 5 000 euros. En l'absence d'imposition, vous n'avez donc pas l'obligation de déclarer les revenus issus de ces ventes. Notons aussi que cette exonération est renouvelée tous les 30 jours. Aussi, vous pouvez vendre tous les mois vos pièces ou bijoux appartenant à la catégorie des jetons en toute franchise d'impôt.



















