Mayotte panse encore ses plaies après le passage dévastateur du cyclone Chido, samedi 14 décembre. Ce petit archipel français très pauvre de l'océan Indien pense déjà à la question de la reconstruction des logements. En effet, un tiers de la population mahoraise vit dans de l'habitat précaire, lequel a été détruit «quasiment en intégralité» par le cyclone, «notamment au nord de l’île», indique le ministère du Logement. Et pour reconstruire, les dons vont participer au renouveau du département français. Une réduction d’impôt égale à 75 % du montant versé s'applique pour les dons jusqu’à 1 000 €, a annoncé Matignon, mardi 17 décembre, dans un communiqué relayé par Ouest-France.

Par exemple, pour un don de 1 000 € réalisé entre le 17 décembre et le 17 mai 2025, une déduction de 750 € sur l’impôt sur le revenu est automatique. En cas d'impôt sur le revenu de 0 euro, aucune somme n'est allouée à la différence du crédit d’impôt. Pour les destinataires des dons, Matignon a précisé les conditions. Seules «les associations et fondations reconnues d’utilité publique œuvrant sur place à fournir des repas gratuits à des personnes en difficulté, à favoriser leur logement, y compris par la reconstruction des locaux d’habitation rendus inhabitables, ou à prodiguer des soins à des personnes en difficulté, à la suite du cyclone Chido» sont concernées.

Les associations éligibles

Plusieurs associations ont lancé des campagnes de dons après le passage dévastateur du cyclone Chido pour Mayotte. Parmi elles, le Secours populaire, le Secours catholique, Médecins du monde ou la Croix-Rouge sont éligibles à la réduction de 75 % jusqu’en 2026. Grâce au budget 2024, la prolongation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2026 a été votée. D’autres comme la Fondation de France, la Protection civile, CARE France intègrent le dispositif, uniquement pour venir en aide à Mayotte.