
Le livret A est un des placements préférés des Français, avec 57 millions d’unités ouvertes fin 2023. Mais à force de voir son taux baisser, les Français s’en détournent petit à petit pour des solutions plus rémunératrices, à l’image de l’assurance vie. Toutefois, il existe aujourd’hui de nombreux autres produits intéressants, et comme l’explique Franceinfo, les jeunes se tournent désormais vers des investissements en Bourse. La Gen Z, plus précisément, s’intéresse à des produits tels que le PEA. Le Plan d’Epargne en Actions permet en effet d’acquérir un portefeuille d’actions d’entreprises françaises et européennes tout en bénéficiant, sous conditions, d’avantages fiscaux.
Si le PEA existe depuis le début des années 1990, il est davantage risqué puisqu’il peut contenir des actions de sociétés françaises et d’États membres de l’Union européenne, des parts de fonds communs de placement ou encore des obligations convertibles en actions. Mais il séduit de plus en plus. Au moment de la pandémie de Covid-19, un jeune homme de 27 ans interrogé par Franceinfo cherchait comment investir. S’il s’est tourné vers le PEA avec un peu d’appréhension, il a «commencé par une petite somme».
Cinq à dix fois plus que le Livret A
Mais avec cinq ans d’expérience, il avoue avoir évolué «vers d'autres types de placements» et surtout, il investit plus. Plusieurs milliers d’euros rentables, car ils rapportent cinq fois plus que le Livret A, met-il en avant avec son collègue. Les deux jeunes hommes expliquent même que les taux peuvent monter jusqu’à 10%. Et surtout, ils mettent en avant la facilité d’utilisation : «J'ouvre l'application, je vais sur mon PEA et je peux passer un ordre. Montre en main, ça prend 20 secondes», explique-t-il à Franceinfo.
Une évolution dans les mentalités, reconnaissent-ils, car par exemple, leurs parents n’ont jamais investi dans la bourse. Mais eux l’assurent, ils se sont «instruits». Comment ? Notamment en regardant des vidéos sur YouTube. Selon nos confrères, les vidéos destinées aux jeunes investisseurs pullulent et sont vues plusieurs milliers de fois. Ce récent intérêt pour la Bourse n’est pas seulement lié à la volonté de prendre des risques. C’est aussi un signe qu’ils n’ont plus confiance en l’économie française.
La peur du modèle social français
Un autre jeune investisseur interrogé par Franceinfo reconnaît investir dans les entreprises américaines, car il doute «de notre modèle social». Une tendance que confirme le président de Yomoni, une plateforme d'épargne en ligne, spécialisée dans les placements financiers, pour qui la Gen Z représente «un peu plus de 38% de (ses) clients». Ils redoutent également une chute du système de retraite par répartition et veulent des compléments de revenus.
Toutefois, investir en Bourse comporte des risques, on peut vite gagner puis tout perdre. Mais cela ne semble pas effrayer les 18-24 ans, qui, selon l'Autorité des marchés financiers, sont de plus en plus intéressés. Plus d’un quart compte investir en bourse en 2026. Du jamais vu.




















