
Avec près de 7,3 millions de détenteurs fin 2024 selon la Banque de France, le plan d’épargne en actions (PEA) reste l’un des placements préférés des particuliers pour investir en Bourse. Son principal atout : tant que l’argent reste dans le plan, aucune fiscalité ne s’applique. Et après cinq ans, vous ne payez pas d’impôt sur le revenu sur les plus-values retirées.
Pas d’impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux, eux, restent dus. Or, depuis le 1er janvier 2026, le taux de la CSG sur les revenus du capital est passé de 9,2 % à 10,6 %. Résultat : le taux global des prélèvements sociaux grimpe de 17,2 % à 18,6 %. Concrètement, chaque retrait en plus-value de votre PEA après 5 ans est désormais un peu plus taxé, avec 1,4 point en plus.
Cette hausse impacte aussi d’ailleurs les PEA clôturés avant cinq ans : leurs gains sont soumis à la flat tax, qui passe mécaniquement de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). À noter que selon l’année d’ouverture du plan, des «taux historiques» peuvent encore s’appliquer, ce qui atténue parfois la note.
Une hausse qui invite à revoir les frais
Cette augmentation de la CSG, qui va rogner la performance nette de votre PEA, est aussi un bon prétexte pour se pencher sur ses frais et comparer les établissements.
Et sur ce point, les écarts restent significatifs. Même si les frais de courtage sont plafonnés depuis juillet 2020, les banques traditionnelles facturent encore souvent des droits de garde et des frais de tenue de compte conséquents. À l'inverse, la plupart des banques en ligne et courtiers spécialisés proposent aujourd'hui des PEA sans frais fixes ou droits de garde, avec des ordres facturés à partir de 1 euro.
Sur longue période, ces différences pèsent lourd. Par exemple : sur un portefeuille de 50 000 euros, des droits de garde de 0,4 % représentent 200 euros par an, soit 2 000 euros sur dix ans. Bien plus que l’impact de la hausse de la CSG sur un retrait ponctuel ! En clair, optimiser vos frais peut largement compenser la hausse des prélèvements sociaux.
Transférer son PEA, mode d’emploi
Bonne nouvelle : il est possible de transférer un PEA d’un établissement à l’autre sans perdre son antériorité fiscale. La date d’ouverture et le montant des versements sont conservés et, souvent, le nouvel établissement prend en charge les démarches.
Seul point de vigilance : pendant le transfert, qui peut durer plusieurs semaines, aucune opération d’achat ou de vente n’est possible. Mieux vaut donc choisir une période de marché calme.
Côté coût, les frais de transfert sont, eux aussi, encadrés depuis juillet 2020. Ils ne peuvent excéder 15 euros par ligne de titres cotés et 50 euros par ligne de titres non cotés, avec un plafond global fixé à 150 euros par transfert, quel que soit le nombre de lignes. Cette réglementation a considérablement réduit les coûts de transfert autrefois dissuasifs. Qui plus est, de nombreux établissements en ligne proposent de rembourser tout ou partie de ces frais.
Si vous n’avez jamais vérifié les frais de votre PEA, c'est le moment de vous pencher sur le sujet. Et, si besoin, de négocier les frais ou de transférer votre PEA vers un acteur moins cher. Une opération qui peut non seulement compenser largement la hausse de 1,4 point des prélèvements sociaux, mais surtout améliorer durablement la rentabilité de votre épargne.


















