
«J’ai 1 000 idées à la minute, j’ai perdu du temps à concevoir de nombreux projets, je me suis beaucoup éparpillée, je m’ennuyais vite, j’allais toujours voir ailleurs», raconte Marielle Barbe, slasheuse, multientrepreneuse et autrice de Profession / slasheur / : la vie est trop courte pour choisir un seul métier (Diateino).
Slasher, c’est choisir de mener plusieurs vies professionnelles en une seule, mais comment trouver les activités qui nous conviennent vraiment ? «Il faut connaître votre raison d’être, ce qui vous donne envie de vous lever le matin depuis toujours. Que vous bossiez dans la com, le développement personnel, l’écologie… Il y a toujours une logique, un dénominateur commun entre les différentes activités… Je pense à une journaliste et architecte d’intérieur. Son lien, c’est de rendre les choses accessibles, appropriables, que cela soit des informations ou des espaces de vie».
Bien choisir sa deuxième activité
Une bonne question aussi à vous poser : votre deuxième activité nourrit-elle suffisamment votre raison d’être ? «Demandez ce que vous voulez apporter comme goutte de colibris à ce monde ?» Une deuxième activité se choisit en fonction de ses compétences (même si vous pourrez en acquérir d’autres), de ses talents, de ses valeurs, «de qui vous êtes profondément».
Trouver son rythme
Designer du lundi au vendredi/chocolatier le samedi, professeure de yoga et de Pilates le matin/directrice artistique l’après-midi, architecte l’hiver/charpentier l’été… Il existe autant d’organisations que de slasheurs. «Tout dépend des activités, de si on est salarié en partie ou libre de ses horaires».
La clé pour trouver le bon rythme pour soi ? «Là encore, c’est de bien se connaître. Certaines personnes préfèrent morceler et passer d’une activité à l’autre car lorsqu’elles font la même chose toute la journée, elles se sentent moins efficaces et baissent en énergie. D’autres vont opter pour des journées dédiées à chaque activité. D’autres encore vont avoir besoin de se mettre en mode silencieux quelques heures sur une activité de création pour se concentrer.» A vous de vous interroger : comment êtes-vous le/la plus efficace ? Quand préférez-vous travailler, le matin, le soir ? Qu’est-ce que vous pouvez améliorer dans votre organisation ?
Savoir déconnecter
Qui dit plusieurs activités dit une charge mentale importante. «Mais pas plus qu’un cadre qui a beaucoup de pression, qu’un avocat qui gère dix dossiers à la fois ou qu’un médecin qui voit trente patients par jour», estime Marielle Barbe. La complexité de la polyactivité ? «Elle réside dans la surcharge administrative». Les slasheurs multiplient en effet les différents statuts et il n’existe pas de statut commun pour simplifier les choses.
Pour éviter la surchauffe, il est d’autant plus fondamental de savoir déconnecter de toutes ses activités. «On peut avoir tendance à travailler tout le temps, confirme Marielle Barbe. Il est important de s’obliger à débrancher, de s’offrir des pauses, de passer du temps entre amis, en famille, d’aller marcher»… Au risque sinon de grandement perdre en productivité et de s’épuiser.
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