Une pratique managériale douteuse. Dans de nombreuses entreprises, certains employeurs entretiennent le doute chez leurs employés, au sujet de la fin d’une période d’essai ou d’une éventuelle revalorisation salariale, par exemple. Ce comportement, nommé «breadcrumbing», également très observé lors des rencontres amoureuses, consiste à susciter de l’espoir chez une personne, sans être concret, rapporte Helloworkplace.

Dans le monde professionnel, cette méthode se manifeste régulièrement lors des entretiens d’embauche. Un recruteur peut laisser planer le doute sur l’issue d’un entretien afin de désorienter le candidat. Il peut également s’agir d’une tactique pour maintenir l’engagement d’un salarié au sein de l’entreprise, en l’impliquant, par exemple, dans des projets fictifs qui n’aboutissent pas. Cette pratique peut abîmer le lien de confiance et décrédibiliser un employeur.

Éviter les départs massifs

Quelles sont les conséquences du «breadcrumbing» ? Cela peut créer de la frustration et de la démotivation chez un candidat qui ne se verra pas satisfait de ses conditions de travail. Les collaborateurs, qui investissent du temps, peuvent alors se tourner rapidement vers d’autres opportunités plus concrètes. Cette méthode, qui vise avant tout à éviter des départs massifs déstabilisants, peut donc se révéler contre-productive, autant pour le salarié que pour l’entreprise.

Helloworkplace rappelle que cette situation peut également se manifester lorsque la pression concurrentielle est rude. C’est ainsi une manière de gagner du temps pour améliorer sa stratégie, tout en retenant des talents. Il est donc conseillé aux recruteurs de faire preuve de transparence et de fixer des engagements et des objectifs concrets et atteignables à leurs salariés.