
La Caisse d’assurance maladie ne rigole pas avec les arrêts de travail. Malgré une opération chirurgicale il y a deux ans, Benjamin Brenac souffre encore d'une hernie discale et d'une sciatique et est contraint de se déplacer avec des béquilles. Une situation qui ne permet pas à ce jeune ouvrier de travailler mais qui lui laisse du temps libre pour s’investir dans le comité des fêtes d’Espaon, village de 200 habitants situé à une heure de Toulouse.
Malheureusement, cette activité de bénévolat qui lui «changeait les idées», raconte l’intéressé à FR3 Occitanie, est sanctionnée par la Sécurité sociale d’une amende de 5 500 euros. «Pour une fête locale qui a eu lieu en octobre 2024, là ils me réclament 47 jours d'indemnités, ce qui représente un peu plus de 1700 euros», explique Benjamin. «Et pour une assemblée générale qu'on a faite en avril 2005 qui a duré deux heures, on est un petit village avec un petit comité, il me demande 18 jours d'indemnité pour deux heures de prestations», détaille-t-il par la suite.
Benjamin envisage de plaider la bonne foi
«Je ne vois pas ce que j'ai fait de mal, à part être au service des autres pour que les gens passent un bon moment», assure alors le jeune homme face à cette décision de la Caisse d'assurance maladie de Haute-Garonne. Le Gersois précise d’ailleurs qu'il n'a pas effectué de travaux physiques puisqu'il est diminué physiquement mais seulement des tâches administratives.
La parade à l’interdiction stricte est d'obtenir l'autorisation du médecin qui dresse l'arrêt de travail, relève BFMTV. Il doit, dans ce cas, mentionner la nature des activités autorisées et les justifier. «Il aurait été possible d'autoriser cette activité en arguant de la lutte contre la désinsertion professionnelle ou la volonté d'amélioration de l'état de santé de l'assuré», indique le média. Benjamin conteste cette décision et devrait plaider la bonne foi devant un tribunal.



















