
Le chômage des jeunes inquiète en France. Selon l’Insee, 16% des 15-29 ans sont au chômage (dernier trimestre de 2025), avec une hausse de 1,7 point sur l’année. L’institut national de la statistique fait un autre constat édifiant : ceux qui ont abandonné leurs études sont plus nombreux au chômage ou dans des emplois précaires que les autres. En 2024, 20% des jeunes de 15 à 34 ans en France déclaraient avoir abandonné leurs études. Pourtant, cela représente un risque pour leur avenir professionnel.
23% des jeunes qui ont définitivement abandonné leurs études sont au chômage ou dans le halo autour du chômage, contre 15% pour les autres (chiffres de 2024). Ces abandons surviennent généralement l’année du passage d’un diplôme, en cours d’année ou suite à l’échec à un examen. Selon l’Insee, ils ont «un risque supplémentaire de 33% d’être au chômage ou dans son halo par rapport à ceux qui n’ont pas abandonné de formation».
Des emplois plus précaires
Et même quand on prend l’exemple de ceux qui travaillent malgré tout, ils sont plus nombreux à occuper un emploi précaire : 20% des jeunes ayant abandonné leurs études occupent un contrat à durée limitée (CDD ou intérim), contre 14% pour les autres. Ils sont également 9% à subir un emploi à temps partiel, contre 5% pour ceux qui n’ont pas abandonné leurs études avant la fin. On note une disparité en fonction de la classe sociale d’origine des étudiants. En effet, deux tiers des enfants de cadres qui abandonnent se réorientent vers une autre formation. Ils revendiquent un manque d’intérêt pour leur domaine d’étude au moment de l’abandon. En revanche, deux tiers des enfants d’ouvriers ou d’inactifs arrêtent leurs études après leur abandon. Pour eux, ce sont les difficultés financières ou l’envie de travailler qui justifient cet arrêt des études.



















