
Être épanoui au travail est une bonne chose. Mais ce n’est pas le cas pour tous les salariés. Pourtant, comme le décrit la RTBF, certains employés se sentent obligés d’afficher constamment un sourire sur leur lieu de travail. Une attitude qui peut être perçue comme positive, mais qui peut également leur nuire. C’est ce que l’on appelle le «glossing». De l’anglais «briller», le «glossing» consiste à montrer des émotions positives ou à réprimer ses émotions négatives au travail peu importe les circonstances.
Dans une société où la conformité est la norme, un salarié qui sourit toujours peut être mal perçu, notamment par ceux qui montrent des signes de défiance. En dehors de l’effet néfaste sur les autres collègues, le «glossing» est surtout préjudiciable pour le salarié. La RTBF s’appuie sur une étude de la revue Academy of Management Journal, qui explique, en prenant l’exemple des conducteurs de bus, que ceux qui faisaient semblant n’étaient pas heureux au travail contrairement à ceux qui ressentaient les choses sincèrement.
Des salariés moins heureux
Un sondage mené par Forbes en 2017 mettait en exergue le fait que plus de la moitié des employés se sentaient obligés de faire preuve de bonne humeur au travail alors qu’ils n’en avaient pas forcément envie. Pourquoi ? Parce que les dirigeants d’entreprise valoriseraient davantage ceux qui sont de bonne humeur. Dans la revue américaine Harvard Business Review, une spécialiste allait même plus loin en parlant du rôle des managers qui demandent aux membres de leur équipe de sourire.
«C’est comme si l’on balayait d’un revers de main ou que l’on invalidait les émotions ou les réactions négatives qu’ils pourraient ressentir au travail ou dans leur vie privée», analysait-elle. Si venir au travail avec des pensées positives est une bonne chose, contrairement à ceux qui sont sans cesse négatifs, se forcer est problématique. Le dialogue avec son manager ou ses collègues permet de régler les choses plus rapidement en s’évitant de faire semblant.



















