
La CGT des Territoriaux du Mans a déposé plainte mardi 26 août contre Stéphane Le Foll, ancien ministre de l’Agriculture et maire actuel du Mans, pour «mise en danger délibérée de la vie d’autrui», selon ICI Maine. Une plainte qui fait suite à plusieurs malaises d’agents de la fonction publique territoriale, fin juin et début juillet alors que la France connaissait un épisode de forte canicule. «Un agent d’entretien a fait un malaise dans une école, une aide de cuisine a fait une syncope dans une cantine, une agente du CCAS a aussi fait un malaise lié à la chaleur», détaille Flavien Thomas, secrétaire général de la CGT des Territoriaux, cité par la radio locale. Selon lui, c’est la responsabilité de l’employeur qui est ici engagée, car il était dans l’obligation de fournir de l’eau et des équipements adaptés, ainsi que de modifier les horaires en fonction de ces températures.
Avant cette plainte, le syndicat affirme avoir alerté à de nombreuses reprises sur la situation des agents, et avoir demandé des mesures préventives adaptées. Selon la CGT, les réponses données à ces alertes ont été insuffisantes, et sans action qui suive, exposant ainsi les agents à des risques qui étaient connus en pleine canicule.
La mairie dénonce une plainte «inacceptable»
De son côté, la mairie du Mans a réagi très rapidement en rejetant les accusations. Dans un communiqué, la collectivité dit avoir pris les mesures nécessaires pour protéger ses agents des risques liés aux températures. Claude Petit-Lassay, adjoint et vice-président aux Ressources humaines, pour la Ville et Le Mans Métropole, parle même d’une plainte «inacceptable». Pour lui, ce sont des accusations qui portent atteinte à la réputation de la ville et à sa municipalité. Il a également annoncé que la ville se réservait le droit de répondre à cette plainte en engageant des procédures juridiques à l’encontre des propos de Flavien Thomas.
Pour l’heure, la situation tient d’une bataille judiciaire, avec un syndicat qui souhaite faire reconnaître une responsabilité juridique et administrative face à ces malaises et la mairie qui continue d’affirmer que des mesures ont été mises en place et qui souhaite protéger son image.


















