Le patronat et une partie des syndicats sont parvenus à un accord sur les ruptures conventionnelles, visant à réduire la durée d’indemnisation chômage. La CFDT et la CFTC ont signé le texte, tandis que la CGT et la CFE-CGC s’y opposent. De son côté, FO n’a pas encore pris de position définitive. Tous ont jusqu’au 23 mars pour finaliser un accord, mais pour l’instant, le projet laisse entrevoir un durcissement des règles d’indemnisation.

Actuellement, les demandeurs d’emploi issus d’une rupture conventionnelle sont logés à la même enseigne que les autres chômeurs. A l’avenir, ceux de moins de 55 ans pourraient percevoir leurs allocations pendant 15 mois au lieu de 18. Pour les plus de 55 ans, la durée passerait à 20,5 mois, soit une réduction de 2 à 7 mois. L’objectif affiché par les signataires est de favoriser un retour plus rapide à l’emploi. Pour cela, un accompagnement personnalisé renforcé est prévu, avec une possibilité de dérogation pour les seniors. Ces derniers pourront demander une prolongation de leur indemnisation, qui sera validée ou non par France Travail, précise RMC.

940 millions d’euros d’économies

Selon le patronat, cette réforme pourrait permettre 940 millions d’euros d’économies à terme, soit presque le double de ce que demandait initialement le gouvernement. Le négociateur du Medef, Hubert Mongon, s’est félicité d’une «approche de droits et de devoirs assumés». «Il était très important pour nous de ne pas casser l’outil ruptures conventionnelles individuelles, qui est plébiscité par les salariés et les entreprises, prioritairement les petites entreprises», a-t-il indiqué.

Malgré l’accord, le projet ne fait pas l’unanimité. Certains syndicats dénoncent un durcissement excessif des règles qui pénaliserait les salariés concernés. Le débat reste donc ouvert jusqu’à la date limite du 23 mars.